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- L'OCSEVIH, un instrument du forum de la société civile dans la riposte au VIH
En dépit des efforts consentis dans la riposte au VIH depuis l'introduction des médicaments anti rétroviraux (ARV) qui bloquent la multiplication du virus dans l'organisme des personnes infectées, stopper la propagation des nouvelles infections à VIH dans le pays, ne semble pas être pour demain. La stigmatisation et la discrimination dont sont victimes les personnes infectées reste le goulot d'étranglement. C'est dans cette perspective que le forum de la société civile a travaillé avec ses partenaires notamment l'ONUSIDA pour mettre en place l'observatoire communautaire de services VIH (OCSEVIH) en 2020. Le combat contre toute forme de discrimination et de stigmatisation constitue le pilier du travail de l'OCSEVIH dans les sites de prestation de services. Le traitement discriminatoire reste un obstacle majeur dans la lutte contre le VIH. “Le Forum de la société civile qui rassemble tous les secteurs de la société civile impliqués dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et la malaria n'a ménagé aucun effort pour mettre en place l'OCSEVIH, cette arme de terrain pour améliorer la prise en charge des Personnes vivant avec le VIH (PVVIH)”, a indiqué le président du Forum de la Société civile, Dr. Fritz Moïse. Pour ce pionnier dans la lutte contre le VIH en Haïti et membre fondateur de ce Forum, la société civile a joué un rôle capital dans la mise en place de l'observatoire communautaire de Services VIH (OCSEVIH) chargé de faire le plaidoyer pour améliorer la qualité des services dans les sites de prestation de services aux PVVIH. Selon Dr Fritz Moïse, l'OCSEVIH renforce considérablement la lutte aux côtés des partenaires notamment l'État Haïtien, pour faire face à ces pathologies : la malaria, le VIH et la tuberculose. “L'observatoire est une initiative importante, car au fur et à mesure, les plaidoyers apportent des résultats et que l'on assiste à des évolutions spectaculaires dans le changement de comportement des prestataires de Services dans la prise en charge des PVVIH”, a souligné Dr Moïse. L'implication au premier chef, des populations les plus affectées, c'est-à-dire, les plus vulnérables, donne des résultats sur le terrain. L'observatoire est cet outil que le Forum a mis en place avec le support de ces partenaires pour renforcer la lutte contre le VIH dans la perspective des objectifs fixés pour 2030. " L'OCSEVIH a pratiquement trois ans et les retombées de ses activités sont palpables sur le terrain. Même s'il reste encore du travail à faire pour améliorer et étendre son champ d'action avec le déploiement des coordonnateurs et des moniteurs de terrain, au fur et à mesure que le temps passe, cette structure acquiert de plus en plus d'expériences dans la riposte au VIH et sous peu ce sera pour les trois pathologies. ", fait remarquer Dr Fritz Moïse. On comprend aujourd'hui, que cette initiative était indispensable. OCSEVIH, signe de fierté et de satisfaction du Forum de la Société civile " Le Forum de la société civile est donc fier du travail que réalise cette jeune structure depuis sa création en décembre 2020. Nous devons aussi avouer notre grande satisfaction quant à la pertinence des données collectées sur le terrain ", a lancé Dr Fritz Moïse. Les résultats des enquêtes menées sur le terrain par les observateurs de l'OCSEVIH renforcent davantage notre détermination à œuvrer pour un monde plus juste et égalitaire en matière de santé et des droits humains. L'OCSEVIH devient depuis ces deux dernières années un partenaire-clé et prioritaire pour le Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP). Selon le président du Forum de la société civile, l'un des plus grands défis qui restent encore à relever est effectivement l'éradication de ces deux phénomènes, à savoir la stigmatisation et la discrimination, dans notre société. " Aujourd'hui, ce sont les groupes à risque qui sont les plus victimes de ces phénomènes. Je veux surtout parler des professionnels du sexe et des LGBTI. C'est dommage que malgré tant d'efforts consentis dans la lutte, ces phénomènes sont très présents au niveau des institutions de santé ", se désole Dr. Moïse. C'est la raison pour laquelle, les membres des populations-clés doivent s'impliquer à travers l'OCSEVIH en tant qu'acteurs de la société civile et dans toutes les structures décisionnelles, soit au niveau du Comité de coordination multisectorielle (CCM), du Forum et du comité de plaidoyer des populations-clés souligne Dr Fritz Moïse. Lutter contre la stigmatisation et la discrimination, c'est un combat permanent et l'OCSEVIH est l'arme idéale pour mener à bien ce combat. " On ne doit en aucun cas lâcher-prise, si on veut vraiment atteindre les objectifs de développement durable en matière de vih, d'ici à 2030, a-t-il conclu. Marc-Kerley Fontal
- L'Observatoire fait l'unanimité au sein des partenaires dans la lutte contre le VIH
Le Constat est réel et les institutions partenaires du Forum de la Société Civile sont unanimes à reconnaître que l'Observatoire communautaire des services VIH (OCSEVIH) devient une arme de plus en plus efficace dans la lutte contre le VIH mais encore un outil pour faciliter le respect des droits des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) sans oublier les minorités notamment les LGBTQ et les professionnels du Sexe (PS). Les principaux concernés disent avoir constaté une nette amélioration dans les centres de prestation de Services VIH depuis que l'OCSEVIH a démarré ses activités de plaidoyer. La situation sécuritaire du pays reste un obstacle majeur avec les déplacés internes qui se multiplient de plus en plus à travers le pays. Les Centres de prestation de services peuvent devenir dysfonctionnels en raison des restrictions de mouvements imposées par les hommes armés dans certaines régions du pays. Des obstacles qui rendent la collecte de données très difficile. D'autant plus, les prestataires ne sont pas toujours ouverts à fournir les informations nécessaires pour faciliter le travail des coordonnateurs et des animateurs sur le terrain. En attendant l'arrivée de la Mission de la Force Multinationale La dégradation de la situation sécurité a donné un sérieux coup de frein au niveau de toutes les activités dans le pays allant de l'école au commerce touchant même le secteur de la santé. Aucun secteur n'est exempt de cette nouvelle sédentarité imposée par les bandits armés. Et c'est plus que normal que les yeux soient rivés sur cette force multinationale attendue. Le Secteur de la santé, comme tous autres secteurs, a besoin de stabilité pour mener à bien leur mission. Environ 150 000 déplacés internes sont enregistrés à travers le pays à cause de la violence, de tels agissements rendent le travail des acteurs encore plus difficile sur le terrain. L'OCSEVIH entend continuer ses activités dans tout le pays en dépit de cette situation chaotique car la lutte contre le VIH ne peut en aucun cas stopper l'élan de cette jeune entité du forum de la société civile. Les Coordonnateurs continueront de se déployer sur le terrain et les visites des sites de prestations de services seront maintenues. L'ampleur de la stigmatisation et de la discrimination est d'une trop grande importance pour laisser s’effriter les efforts déjà déployés pour garantir le droit des minorités. Notre Newsletter dans son édition de février fait encore l'écho des activités de l'OCSEVIH en dépit de la situation difficile. La rédaction continue de donner la parole aux partenaires pour renforcer le travail de cette entité dont l'efficacité dans la lutte contre le VIH n'est plus à prouver. Bonne Lecture ! Eddy Trofort Rédacteur en chef
- Bilan de la collecte des données de l’OCSEVIH pour le premier trimestre de 2024
De janvier à mars 2024, l’Observatoire communautaire des services VIH (OCSEVIH) a procédé à la collecte de données sur la situation des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et des populations-clé dans les sites de prise en charge des services VIH sur tout le territoire national. Cette démarche vise à donner aux communautés les moyens de surveiller de part elles même la qualité de la prestation de services liés au VIH/sida et de résoudre les problèmes identifiés. Financé par le PEPFAR et le Fonds Mondial, Ce travail de terrain s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de la riposte du VIH en Haïti et de permettre aux PVVIH et aux populations clés de mener une vie saine et digne au sein de la société. Que disent les chiffres ? « Pour réaliser ce travail, notre équipe de terrain composée de 26 moniteurs et 12 coordonnateurs de zone a pris le soin de visiter 54 sites de prise en charge répartis dans tous les départements géographiques du pays. En dépit de la situation sécuritaire actuelle du pays, les jeunes n’ont pas ménagé leurs efforts pour collecter des données quantitatives et qualitatives dans les différents sites qu’ils ont visité. Je peux les considérer comme des héros », a fait savoir l’Assistant de données au programme de la Surveillance dirigée par la communauté (SDC), Sadrack Rateau. Selon M. Rateau, ces enquêtes ont été menées auprès des responsables des sites, du personnel médical ainsi que des patients. Une telle procédure leur a permis d’obtenir des informations fiables afin d’apporter des propositions de solution pour de meilleures qualités de services offertes aux PVVIH et aux populations clés. « Au cours des visites de terrain, 54 formulaires d’observation ont été soumis à l’intention de 54 responsables de sites. Ils sont en fait 54 infirmiers et infirmières qui offrent leur service dans ces établissements sanitaires. Dans ces différents sites 1 901 patients ont été interrogés, parmi lesquels on compte 1 358 personnes vivant avec virus de l’immunodéficience humain, soit un pourcentage de 71,44% », a énuméré M. Râteau. « Parmi ces patients, on compte également 1 249 femmes, 542 hommes, 9 transgenres. Il faut tout au moins préciser que 2 d’entre eux n’ont voulu communiquer des informations relatives à leur genre » poursuit-il. Il a par ailleurs souligné que les visites de terrain sont surtout centrées autour de plusieurs indicateurs permettant d’avoir une large connaissance au sujet des services offerts aux PVVIH et aux populations clés. Il a cité entre autres : le soutien psychosocial, l’acceptabilité des services, l’accès au médicament, le diagnostic et l’accès au traitement, la prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME), les services adaptés aux populations clés, le temps d’attente et d’infrastructure. Résultats de l’enquête « Mise à part des multiples difficultés rencontrées dans ces établissements, la montée de l’insécurité ces derniers jours ne fait qu’aggraver le sort des PVVIH. Elle occasionne, d’une part, une rupture ou une pénurie de stock dans certains établissements de santé. D’autre part, elle empêche les patients PVVIH d’être réguliers à leur rendez-vous. En effet, les conflits des groupes armés constituent un véritable obstacle à la livraison des antirétroviraux, dans certains départements du pays, dans le délai prévu. Nombreux sont les PVVIH qui sont contraints d’abandonner leur traitement au cours de route. Ils ont abordé ce comportement soit à cause que le centre dans lequel ils ont été enrôlés est passé sous la colère des hors la loi ou en raison de la hausse des prix de transport, car la majorité d’entre eux 0reçoivent des soins et services dans des zones très éloignées de leur demeure. Une technique employée pour échapper au poids de la stigmatisation et à la discrimination », avoue tristement l’Assistant des données. Pour continuer avec les résultats de l’enquête, M. Râteau a rappelé qu’il y a des sites qui n’offrent aucun service relatif à la PTME. L’absence dudit service constitue une entrave à la réussite des 95-95-95 d’ici 2030. Selon ce dernier, tous les sites devraient offrir aux femmes enceintes vivant avec le VIH la possibilité d’accoucher leur bébé sans être infectés par le virus. Or, sur un échantillon de 46 personnels d’établissements interrogés, 39 confirment avoir la possibilité d’offrir la PTME aux futures mères ; 32 peuvent présenter ou proposer un plan d’accouchement ; 23 d’entre eux offrent des services spécifiques pour les femmes enceintes à haut risque. Suite à la collecte des données pour ce premier trimestre de l’année 2024, le travail de l’OCSEVIH, cette structure d’observation, poursuit son chemin. Une semaine de travail est déjà lancée dans le but d’élaborer des fiches de solution afin d’aider dans l’amélioration de la qualité des services dans les centres de prise en charge des patients VIH positifs et des populations clés aux côtés des implémentateurs des programmes (IP) et le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP). Esperancia JEAN NOEL esperanciajeannoel@gmail.com
- Atelier de préparation des fiches de solution dans le cadre du programme SDC
Lancement ce lundi 15 avril, d’un atelier de 5 jours sur la préparation des fiches de solution suite aux données collectées au cours du premier trimestre de l’année 2024, dans les sites de prise en charges des patients VIH et des populations clés. Ce travail aidera à mieux préparer les visites de solutions dans les sites observés au cours de la période, en vue de faire des propositions pour une amélioration de la qualité des services offerts dans ses sites. En présentiel, dans la salle de conférence de l’Organisation de développement et de lutte contre la pauvreté (ODELPA) et en ligne, près d’une quarantaine de moniteurs et coordonnateurs de zone ainsi que des responsables de données et des membres de l’Observatoire communautaires es services VIH participent à cet atelier de travail. Au cours des 5 jours de déroulement de cette activité, les participants vont passer aux peignes fins les rapports des données collectées dans les 54 sites concernés par la première partie de l’enquête, sur tout le territoire national. Aussi, les données interprétées vont les permettre d’identifier les indicateurs sur lesquels faudrait-il réagir pour des propositions de solution rationnelles aux responsables de ces sites. En effet, au cours de la période de janvier à mars 2024, 1901 patients ont été interviewés, dans 54 sites, parmi eux 1358 PVVIH, ce qui représente 71.44%. Joanne Isidor est la responsable de données dans le cadre de ce programme. Dans son intervention à l’ouverture de l’atelier a rappelé aux participants l’importance de cette semaine de travail. « Vous êtes toutes et toutes des héros. En dépit du contexte sociopolitique et sécuritaire difficile que connait le pays, vous aviez bravé le danger pour aller recueillir dans des sites situés dans des zones souvent compliquées. Notre semaine de travail ici est d’une importance capitale. Elle va nous permettre de mieux identifier certaines faiblesses dans les sites de prises en charges et faire des propositions susceptibles de les améliorer », a-t-elle fait savoir. Elle souhaite la participation effective de tout un chacun. Une fois les fiches de solutions élaborées, les membres de l’observatoire seront déployés sur le terrain, pour des discussions franches avec les responsables des sites. Dans le cas où, aucun engagement ne peut être pris au niveau des sites. Les membres du Forum de la société civile vont poursuivre les activités de plaidoyer auprès des responsables des réseaux sociaux et le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) qui gèrent les sites. En dernier lieu, si les changements ne sont pas opérés le plaidoyer va se faire avec les Bailleurs pour sensibiliser l’opinion autour de certains manquements dans ces sites.
- Haïti santé: Commémoration de la journée zéro discrimination 2024
« Protéger la santé, c’est protéger les droits humains ». C’est en substance le message délivré par le directeur pays et représentant de l’ONUSIDA en Haïti, Dr Christian Mouala. il a fait cette déclaration à l’occasion de la Journée zéro discrimination, ce premier mars 2024. Pour le médecin, il est possible de mettre fin au VIH en Haïti tout comme à travers le monde, si toutefois les droits de chacun sont protégés. Nous vous invitons à suivre l’intégration de son message axé sur les droits humains et le VIH. Nous pouvons mettre fin au SIDA si les droits de chacun sont protégés. Le monde a fait de grands progrès vers l'objectif de mettre fin au SIDA en tant que menace pour la santé publique d'ici 2030. Ces progrès ont été alimentés par des avancées en matière de protection des droits de l'homme. Pourtant les lois, les politiques et les pratiques qui punissent, discriminent et stigmatisent les femmes et les filles, les populations clés et d'autres communautés marginalisées violent les droits de l'homme et entravent l'accès à la prévention, au dépistage, au traitement et aux soins en matière de VIH. Il est urgent de supprimer ces lois qui portent atteinte aux droits des personnes pour qu’elles soient remplacées par celles qui défendent les droits de chacun. Le chemin qui mène à la fin du SIDA est celui des droits. Le récent recul mondial, bien coordonné et bien financé, des droits des femmes, des droits humains des personnes et des populations les plus à risque au VIH,notamment les filles, les femmes, les populations clés, de la santé et des droits sexuels et reproductifs, de la démocratie et de l'espace civique ne constitue pas seulement une menace pour la liberté de chacun, mais aussi pour la santé de tous. En réponse à cette menace, le mouvement de lutte contre le SIDA et ses alliés "ripostent à la riposte", en rappelant aux dirigeants mondiaux leurs engagements à faire respecter tous les droits de l'homme pour tous les peuples. Alors que les communautés du monde entier défendent leurs droits, les Nations unies ne sont pas seulement à leurs côtés, mais aussi de leurs côtés. L’adhésion d’Haïti au Partenariat Mondial pour lutter contre la Stigmatisation et la Discrimination représente l’une des principales voies qui vise à renforcer l'efficacité de toutes les formes de coopération afin de lutter contre le fléau que représente la Stigmatisation/Discrimination reconnu par tous comme un freinateur de résultats entravant la bonne marche des interventions menées pour permettre aux populations infectées de la planète de vivre sereinement dans un climat de prospérité et de paix. Les engagements pris par le Ministère de la Santé Publique et de la Population reflètent son implication dans la lutte contre le VIH/SIDA afin d’aboutir à l’élimination de ce fléau d’ici 2030. La situation sécuritaire et humanitaire, les blocages de route et la montée de la violence en Haïti liée aux activités des gangs, ont réduit considérablement l’accès aux services sociaux de base, notamment les services de santé. La santé est un droit qui ouvre la voie à l’exercice d’autres droits et c’est l’un des outils les plus puissants qui permet aux personnes exclues et marginalisées sur le plan social et économique de participer pleinement à la société. Le 1er mars de cette année marque le dixième anniversaire de la Journée zéro discrimination. La défense des droits de chacun est notre responsabilité à tous.Chacun peut contribuer à mettre fin à la discrimination. Le 1er mars, et tout au long du mois de mars, des événements, des activités et des messages rappelleront au monde cette leçon essentielle et cet appel à l'action : pour protéger la santé de chacun, il faut protéger les droits de chacun. Dr Christian Mouala Directeur Pays et Représentant ONUSIDA HAITI
- Lutte-VIH: Merilienne Charles ,une militante engagée à protéger sa communauté du VIH
Âgée de 35 ans, née à Fuji, un quartier de la commune de Cité Soleil, banlieue nord de la capitale haïtienne, Mérilienne Charles est mère de quatre enfants. Le tout dernier n'a pas encore fêté son premier mois de naissance. Tenant son bébé dans ses bras, enveloppé dans une serviette blanche, un sac accroché à son dos, Mérilienne est toujours au rendez-vous pour les quatre jours de formation réalisée par l'Organisation de Développement et de Lutte contre la Pauvreté (ODELPA) avec le support financier du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR). Déroulée du 16 au 19 janvier 2024, dans les locaux de l'organisation à Delmas 54, cette activité s'inscrit dans le cadre d'une campagne de sensibilisation, d'éducation, d'appui psychologique et de renforcement économique des jeunes de Cité soleil. Cette initiative vise, entre autres, à sensibiliser ces jeunes sur le VIH, les droits humains, les techniques de création et d'utilisation des réseaux sociaux, les violences basées sur le genre et ses corollaires dans les quartiers vulnérables. " Aujourd'hui, avec mon bébé, j'ai dû emprunter la route à pied. La circulation était paralysée à cause des tirs sporadiques qui résonnaient dans la zone. Je suis une personne qui aime apprendre. Dès qu'il s'agit de prendre part à des séances de formation, peu importe les difficultés rencontrées, j'essaie toujours de les confronter pour ne pas rater l'occasion ", a déclaré Mérilienne, témoignant de la bravoure et de la détermination. Pour cette native de Cité Soleil, c'est motivant d'organiser des séances de formation au profit des jeunes de cette commune parfois oubliés et laissés-pour-compte. Elle confie : " Nous les habitants de Cité Soleil, on est frappé de plein fouet par les stéréotypes. On nous colle toujours des étiquettes. On a toujours tendance à penser que c'est seulement des groupes armés qui habitent la zone. Participer à cette activité qu'organise ODELPA m'aide à me sentir grand et humain. Cela prouve vraiment que j'existe dans la société. " Malgré la présence de son bébé, la jeune femme est restée attentive aux explications des différents intervenants. Plume et cahier en mains, la nourrice prend des notes et participe aux débats. Merilienne pratique l'allaitement maternel exclusif pour protéger son enfant. Elle fait partie des mères à prendre comme modèle. Une vie partagée entre l'apprentissage, l'enseignement, la production et la famille Enseignante, commerçante, artisane, cette femme a plusieurs cordes à son arc. Pour illustrer, grâce à son savoir-faire dans le monde de l'artisanat, elle transforme des matériaux tels le tissu, le cuir en objets artisanaux. Elle s'y connaît en crochet pour réaliser des napperons, des ouvrages de décoration d'intérieur de maison. De même pour le macramé. Avec cette technique, elle fabrique des bracelets, des colliers, des porte-bouteilles et tout un éventail d'objets. Elle raconte : " J'ai des connaissances en artisanat, suite à une formation que j'ai suivie il y a quelques années à AFFIAVIH. Aujourd'hui, je suis enseignante à cette organisation. Je prends toujours plaisir à partager mes connaissances avec ma communauté. J'ai des élèves qui me dépassent maintenant. Certains parviennent à vendre leurs produits à l'étranger. Je suis contente et fière de mon travail en dépit des difficultés de la vie. " Après quatre jours de formation, une idée traverse l'esprit de Merilienne : mieux gérer ses activités génératrices de revenus pour gagner sa vie et celle de sa famille. Elle a désormais une ambition : ouvrir une shop. Les ateliers d'ODELPA ont éveillé sa conscience de leader. Qui pourrait l'arrêter ? Cette mère déterminée et dévouée, salue les efforts déployés par l'ODELPA et l'UNHCR pour la réalisation de cette activité. Elle s'engage à partager les notions apprises lors de ces séances avec les jeunes de sa communauté qui n'ont pas eu la chance d'y participer. Esperancia Jean Noël esperanciajeannoel@gmail.com
- Commémoration de la journée mondiale du rein
« La santé rénale pour tous : promouvoir un accès équitable aux soins et une utilisation optimale des médicaments ». C’est autour de ce thème s’est déroulée la journée mondiale du rein, ce jeudi 14 mars 2024. Pour marquer cette date, la Fondation SeroVie a organisé une journée de formation et de sensibilisation sur les différentes maladies rénales, les mesures de prévention et de traitement. Elle a eu lieu à la clinique J.C Ménard, Canapé-Vert, où une trentaine de personnes y ont pris part. Intervenant à cette journée, le Dr Audie Métayer, spécialiste en néphrologie, a fait le point autour des différentes fonctions du rein, les moyens de prévention et de traitement. « Les reins, situés dans la partie postérieure de l'abdomen au niveau des régions lombaires et de la colonne vertébrale, font partie de l'appareil urinaire. Epousant la forme d’un haricot, ces organes jouent un rôle très important dans l’organisme. », a fait savoir Dr Metayer. De manière détaillée, le disciple d’hypocrate a présenté les différentes fonctions du rein. « Les reins assurent une fonction de filtration et de détoxification. A travers cette fonction, ils éliminent les déchets toxiques du sang. Ils maintiennent une quantité nécessaire d'eau, de sodium, de potassium ou encore de chlore dans le corps. Les reins contribuent également à la production des globules rouges. Ils sécrètent la rénine, hormone qui participe à la régulation de la pression artérielle. Ils assurent également la gestion de l’équilibre entre l'acidité et l'alcalinité du corps. Ce qui permet un contrôle étroit du pH et qui assure le bon fonctionnement des cellules et du sang », a expliqué le spécialiste. Comment garder ses reins en bonne santé ? Selon Dr Métayer, professeur à l'université ,la santé des reins passe d’abord par ce que nous consommons. Pour une bonne santé des reins, le néphrologue a inculqué certains conseils aux participants : « il faut boire au moins deux litres d’eau par jour, éviter la consommation excessive de sel, de sucre et de graisse et l’automédication, arrêter la consommation du tabac et de l’alcool, effectuer une activité physique au quotidien, réaliser un bilan rénal au moins une fois par année » a-t-il recommandé. « On peut éviter d’être victime d’une insuffisance rénale, si on arrive à mettre en pratique tous ces conseils. », croit le médecin. Suite à cette présentation, plusieurs interrogations ont été soulevées. « Est-ce qu’une personne vivant avec un problème de foie gras peut développer une insuffisance rénale dans le temps ? » a demandé une participante. Pour répondre, le néphrologue a fait savoir que toute pathologie peut conduire à une insuffisance rénale, si elle n’est pas prise en charge à temps. Cependant, une personne avec un foie gras suscite une bonne alimentation. Si ce problème n’est pas traité, son fonctionnement anormal aura des graves répercussions sur le rein. « Quels sont les fruits et les légumes qui favorisent une bonne santé des reins ? », telle fut une autre question qui a été soulevée. « Les fruits et les légumes sont très bénéfiques pour l’organisme. Cependant, il faut éviter d’en prendre si et seulement si on a un problème sanitaire exigeant la non consommation d’une vitamine ou d’une composante présente dans ce fruit qui pourrait aggraver son cas », a répondu le Dr. En marge de la journée de sensibilisation, la SEROVIE s’est assurée d’offrir aux différents bénéficiaires la possibilité d’effectuer un bilan rénal, dans l’objectif qu'ils aient une idée sur la santé de leur rein. Esperancia Jean Noel esperanciajeannoel@gmail.com
- Journée zéro discrimination : journalistes et leaders de la société civile sensibilisés
A l’occasion de la 10 e commémoration internationale de la journée zéro discrimination, l’Organisation de Développement et de Lutte contre la Pauvreté (ODELPA) a organisé, le vendredi 1 er Mars 2024, une séance de sensibilisation et de plaidoyer au profit d’une trentaine de journalistes et de leaders de la société civile. Tenue dans les locaux de l’institution, à Delmas, cette journée s’est déroulée autour du thème : « Protéger la santé, c’est protéger les droits humains ». Objectif : mettre l’accent sur les possibilités de promouvoir l’inclusion, la compassion, la paix et surtout une dynamique du changement afin d’éradiquer toutes les formes de discrimination dont sont victimes les populations clés et les groupes vulnérables. Réalisée de concert avec la FOSREF, Le Forum de la société civile, Housing Works et l’ONUSIDA, cette journée de sensibilisation s’articulait autour de trois grandes présentations : discrimination à l’encontre des PVVIH en milieu hospitalier, animée par Jacques Georges Casimir, assistant données de l’OCSEVIH – SOGIE, présentée par la jeune femme trans Francesca Juliyanah Buteau, vice-présidente de l’Action Citoyenne pour l’Égalité Sociale en Haïti (ACESH) – L’implication de la presse dans la lutte contre la discrimination, développée par Louiny Fontal, officier de communication à l’ODELPA. Les PVVIH et les populations clés victimes de discrimination et de stigmatisation « Les PVVIH sont souvent stigmatisées en raison de leur statut sérologique. Cette stigmatisation peut se manifester par des comportements négatifs de la part du personnel médical et des autres patients. Cette situation pourrait en fait créer un climat hostile et décourager les PVVIH à chercher des soins », a relaté Jacques Georges Casimir. Il a par ailleurs mis un accent particulier sur les différentes formes de stigmatisation et de discrimination dont sont souvent victimes les PVVIH et les populations clés dans les centres de prise en charge. Pour illustrer, Casimir a mentionné la stigmatisation liée au VIH/SIDA, le refus de soins aux PVVIH par les professionnels de la santé en raison des préjugés ou par peur d’être infectés par le virus. Il a également fait mention de la violation de la confidentialité et le traitement inéquitable. Selon l’assistant des données à l’Observatoire communautaires des services VIH (OCSEVIH), ce phénomène macabre constitue un obstacle au dépistage, à la prévention, à la prise en charge et au traitement des PVVIH Pour sa part, Francesca Juliyanah Buteau, qui intervenait sur l’identité de genre et la sexualité, a mis en exergue les différents principes et les concepts relatifs à la sexualité, à l’identité de genre et au genre. De manière claire et précise, elle a défini chacun de ces concepts tout en établissant les différents types d’orientation sexuelle, orientation de genre et les identités de genre. La vice -présidente de l’ACESH, a confié que c’est compliqué de bien saisir ces notions. Cependant, organiser des séances de formation sur la SOGIE permet de comprendre et de réduire la discrimination à l’égard des populations clés. Implication des journalistes dans lutte contre la discrimination, un impératif « Les médias jouent un rôle prépondérant dans la diffusion des informations à la population. Ils doivent être placés en première ligne dans toute action relative à la sensibilisation de la population sur des questions de différences », a déclaré M. Fontal. Selon les explications fournies par l’officier de communication de l’ODELPA, l’implication des journalistes dans la lutte contre la discrimination passe d’abord par la formation de ces derniers. Ils pourront, avec des contenus journalistiques, faire la promotion et lutter contre la discrimination et la stigmatisation à l’égard des PVVIH, les populations clés et les groupes vulnérables. Cette partie de la journée était aussi réservée aux débats et aux témoignages. Pour montrer que le VIH n’est pas une pathologie mortelle comme on le prétend, une jeune fille a pris plaisir de partager son expérience avec les autres participants. Elle a fait savoir qu’elle est née de parents séropositifs mais grâce à la prévention de la transmission mère-enfant (PTME), elle n’est pas infectée par le virus de l’immunodéficience humaine. Son témoignage prouve qu’il y a de grandes avancées médicales dans la lutte contre le VIH. Esperancia JEAN NOEL esperanciajeannel@gmail.com
- Remise des prix du concours de plans d’affaires lancé par ODELPA
Le mardi 27 février 2024, l’Organisation de Développement et de Lutte contre la Pauvreté (ODELPA) a procédé à la remise des prix aux 25 gagnants du concours de plan d’affaires. Ces derniers ont reçu chacun une enveloppe de 200 dollars US, soit pour lancer ou pour démarrer une petite activité génératrice de revenus. Cette compétition réalisée en janvier dernier par l’ODELPA, a trouvé le support financier du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNCHR) conjointement avec le Programme Commun des Nations Unies (ONUSIDA). Elle s’inscrit dans le cadre du projet visant à renforcer la capacité des jeunes dans les quartiers vulnérables notamment dans la commune de Cité Soleil. 60 plans d’affaires ont été reçus auprès de tous les jeunes ayant suivi les deux sessions de formations de quatre jours chacune axées sur la violence basée sur le genre et ses dérivés dans les quartiers vulnérables. Ces jeunes, en majorité des jeunes femmes et filles, sont tous issus de Cité Soleil, le plus grand bidonville du d’Haïti, situé au nord de la Capitale Haïtienne, Port-au-Prince. Après le verdict des membres du jury, composé d’un représentant de l’UNHCR, de la société civile et de l’ODELPA, vingt-cinq d’entre eux ont été retenus. Très enthousiastes de recevoir leur récompense, ces bénéficiaires ont répondu présents à cette cérémonie tenue dans les enceintes de l’ODELPA, à Delmas. Propos de certains champions Elimarc Dorval, un jeune garçon de 22 ans, résident de bois 9, un quartier de cité Soleil, a salué l’initiative de l’ODELPA et de ses partenaires qui consiste à donner, aux jeunes des quartiers en proie de l’insécurité, la possibilité de réaliser leur rêve dans le domaine de l’entrepreneuriat. Elimarc est un réchaulier. Depuis 2018, ce dernier s’est lancé dans la confection de réchauds traditionnels. C’est d’ailleurs son seul et unique gagne-pain. Aujourd’hui, il est propriétaire d’une petite entreprise qui compte trois salariés. « Je travaille de concert avec mes collaborateurs. On produit des réchauds par douzaine et les vend en gros et en détail. Avec les 200 dollars que j’ai pu bénéficier de l’ODELPA, je vais renforcer ma petite entreprise », a expliqué le jeune entrepreneur. Pour sa part, Kerby Vilsaint, native de Soleil 5, est une femme qui évolue dans la maçonnerie. Selon ces explications, ce domaine est moins rentable ces derniers jours à cause du phénomène de l’insécurité qui est grandissant dans le pays. Pour répondre à ses obligations, Kerby vend des articles de toutes sortes. « Je n’ai pas un commerce stable. Je me laisse emporter par le courant de la société pour choisir mes commerces. Avec les 200 dollars que je viens de recevoir, je vais vendre de petits parfums avec une tranche. Je vais acheter des sacs à main et les liquider à travers les rues de Port-au-Prince, avec l’autre tranche. Ces produits sont faciles à écouler. », a-t-elle souligné. Frédéric Moïse, de son côté, a fait savoir qu’il a reçu cette nouvelle avec un sentiment de fierté. « Apprendre que j’étais sélectionné parmi 60 concourants, j’ai reçu cette nouvelle avec une gaieté de cœur, je me sens fier. J’ai toujours su que mon nom allait être figuré sur la liste des gagnants de cette compétition parce que je me le suis promis et je suis satisfait de mes efforts. Avec cette startup, je vais pouvoir réaliser mon rêve : avoir mon propre business », a fait savoir l’originaire de Boston. Frédéric a confié avoir suivi minutieusement les conseils du formateur, Jeune Jean Rameau, lors de la séance portant sur l'entrepreneuriat. « Avant de soumettre mon plan d’affaires, j’ai effectué une étude du marché. Comme résultats, j’ai pu constater l’absence des marchands de crédits téléphoniques et de beurre de cacahuète dans la zone. Avec ce montant reçu, je vais me lancer dans la transformation de l’arachide et vendre du même coup des crédits téléphoniques », a déclaré Frédéric, avec un sourire aux lèvres. Plusieurs de ces allocataires ont fait savoir que les hostilités des groupes armés dans la commune de Cité-Soleil constituent un handicap majeur pour la mise en œuvre de petites activités économiques dans la zone. L’engagement pris par certaines Organisations de développement, comme ODELPA, à lutter contre la violence par le renforcement économique des jeunes est une étape incontournable vers l’amélioration des conditions de vie des personnes vivant dans ces communautés vulnérables. Bien utiliser les fonds pour de meilleurs résultats La présidente de l’ODELPA, Madame Ficeline Râteau, dans ses propos de circonstances a exhorté les jeunes d’utiliser ces fonds à bon escient dans l’objectif de générer des profits et de pouvoir continuer avec leur business. « Vous devez mettre de la discipline dans ce que vous allez faire. Si vous utilisez cet argent, vous pourrez dans le futur posséder une grande entreprise », a conseillé le numéro 1 de l’ODELPA. Esperancia Jean Noel esperanciajeannoel@gmail.com
- Investir en faveur des femmes : accélérer le rythme
Consciente de ces grands défis auxquels font face au quotidien les communautés haïtiennes et dans la perspective d’une réponse drastique et pérenne, l’Organisation de développement et de lutte contre la pauvreté (ODELPA), s’est toujours engagée, depuis sa création en 2007, aux côtés des plus faibles, les femmes et les filles particulièrement. « Investir en faveur des femmes est plus que jamais essentiel pour parvenir à l’autonomisation et au bien-être des femmes. C’est la voie idéale vers l’égalité des sexes », reconnait la présidente de l’ODELPA, Madame Ficeline Râteau, dans son message délivré pour la circonstance. Elle souligne que le droit des femmes et des filles constitue l’un des axes stratégiques prioritaires de l’Organisation. Pour mieux justifier ces propos, le numéro 1 de l’ODELPA cite comme exemple des établissements scolaires construits par l’Institution et qui prennent en compte le droit à l’éducation de plusieurs centaines d’enfants vulnérables des communes frontalières du département du Centre. Madame Râteau énumère aussi des projets de conservation de sol et d’agropastoral mis en œuvre dans des localités affectées par la sècheresse dans les communes de Mirebalais, de Thomonde et de Boucan Carré, toujours dans le Plateau Central. « L’implémentation de ces activités exige une forte participation des femmes. En tant que femme, pensez-vous que mes semblables allaient être mis de côté »,s’interroge-t-elle. A côté des activités de développement qui constituent le socle de cette institution qui détient depuis 2014 le statut d’Organisation non gouvernementale et qui est gérée depuis par deux femmes, l’ODELPA intervient aussi dans la formation et la promotion en faveur du Respect des Droits des Femmes. La Directrice exécutive de l’ODELPA, Madame Sœurette Policar qui se positionne comme une véritable défenseure des droits des groupes vulnérables, les femmes et les filles dans toute sa diversité, en particulier, revient sur certains progrès réalisés par l’ODELPA dans la promotion et le respect des droits des femmes. « Nous, à ODELPA, accordons depuis toujours une importance capitale en faveur du respect des droits des femmes et des filles, en Haïti. Je ne peux même pas me rappeler du nombre de sessions de formation réalisées en ce sens ni du nombre de jeunes femmes et filles sensibilisées sur des thématiques en lien avec les droits de la femme. Le plus récent remonte à la période 2021 – 2022, où avec le support de l’Unité de gestion des Programmes du MSPP (UGP), à travers les fonds de PEPFAR, 100 adolescents et jeunes de 10 à 25 ans ont été formées dans le cadre du programme DREAMS. Dreams, comme son nom l’indique, est une perspective, un idéal de toutes les jeunes femmes et filles qui souhaitent un mieux-être pour elles-mêmes et pour leurs communautés. », a souligné le numéro 2 de cette institution de développement. Madame Policar en a profité pour faire le point également sur cette vaste campagne de sensibilisation, d’éducation, d’appui psychosocial et de renforcement des capacités des jeunes sur les Droits humains, le VIH, la violence basée sur le genres et l’utilisation des technologies de la communication, mise en œuvre tout au long de l’année 2023. Cette campagne financée par l’UNHCR, l’ONUSIDA et la FOSREF a permis de former plus de 200 jeunes issus des zones vulnérables de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, Cité Soleil notamment. « Nous sommes fiers d’avoir sensibilisé en une seule année tant de jeunes. Parmi ces jeunes, 50 ont reçu chacun un support de 200 USD, pour lancer ou renforcer une activité génératrice de revenus. C’est environ 10 000 dollars américains qui ont été mis à la disposition de ces jeunes. Certains d’entre eux témoignent des changements réalisés dans leur vie. Ces actions ne sont qu’une goutte d’eau dans un océan, compte tenu de l’ampleur de la situation socioéconomique du pays, mais elles contribuent largement à la réduction de la violence basée sur le genre dans ces communautés, par l’autonomisation des jeunes, les femmes et les filles en particulier », a fièrement déclaré la directrice exécutive de l’ODELPA. Notons que dans le cadre de la commémoration de la journée internationale des droits des femmes, cette année, beaucoup d’activités ont été prévues, notamment une infolettre avec 7 articles mettant en lumière 7 entreprises sociales gérées par des femmes et qui participent au progrès et à l’autonomisation des femmes et des filles. Des activités reportées sine die, à cause du climat d’insécurité qui prévaut dans le pays, depuis le week-end dernier. Communiqué de presse de l’ODELPA à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, ce 8 mars 2024. ORGANISATION DE DEVELOPPEMENT ET DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETE(ODELPA) odelpa2007@yahoo.fr
- Réunion de travail entre ODELPA et des leaders des organisations de Cité Soleil, dans le cadre du processus de financement de 25 jeunes entrepreneurs.
Ce vendredi 23 février 2024, dans les locaux de l'Odelpa à delmas , s'est tenue une matinée de travail entre les responsables de l’Organisation de développement et de lutte contre la pauvreté (ODELPA) et quatre leaders d’organisations communautaires de Cité Soleil. Cette rencontre relève de l’implication de ces leaders dans le processus d’allocation d’un fonds de démarrage ou de renforcement d’activités génératrices de revenus, à 25 jeunes en provenance de la commune de Cité Soleil, la plus grand bidonville du Pays. Ils auront aussi pour devoir de se porter garant lors de la remise des chèques aux bénéficiaires. C'est également une obligation qu'ils veillent à ce que ces jeunes fassent une bonne utilisation de ce financement. En effet, les allocataires de cette subvention font partie d’une cohorte de soixante jeunes ayant suivis au cours des mois de décembre 2023 et de Janvier derniers deux sessions de formations de quatre jours chacune axée sur la violence basée sur le genre et ses corollaires dans les quartiers vulnérables du pays. Chaque bénéficiaire va recevoir une enveloppe de 200 dollars américains soit pour lancer ou renforcer une petite activité génératrice de revenus déjà existante. Cette initiative financée conjointement par l'Onusida et par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les refugies (UNHCR) vise à réduire la VBG par le renforcement économique des jeunes Esperancia Jean Noel esperanciajeannoel@gmail.com
- Séance de sélection des Bénéficiaires de startup dans le cadre du projet conjoint d'ODELPA/UNHCR/ONUSIDA
Une séance de travail entre les membres du jury devant sélectionner les 25 bénéficiaires d'une petite compensation pour soit créer ou renforcer des activités génératrices de revenus, s'est tenue le mercredi 21 février 2024, au local d'ODELPA, à Delmas 33. Le jury était composé de trois membres : Junior Rémy Mauvais, représentant de l'UNHCR; Esperancia Jean Noël, représentante d'ODELPA et Sadrack Râteau, en ligne qui représentait la société civile. Après plus de 5 heures de travail, le jury a enfin délibéré, 25 participants sur un total de 60 postulants ayant suivi les 4 journées de formation par groupe de 30, sont retenus. Chacun va recevoir une subvention de 200 dollars américains dans le cadre de ce projet. À noter que cette campagne de sensibilisation, d"éducation, d'appui psychosocial et de renforcement de capacités économiques des jeunes, est une initiative de l'Organisation de développement et de lutte contre la pauvreté (ODELPA). Financée par l'ONUSIDA et l'UNHCR, elle vise à lutter efficacement contre la violence basée sur le genre chez les jeunes femmes et filles de Cité Soleil, notamment. LOUINY FONTAL fontallouiny1980@gmail.com













