top of page

Search Results

206 résultats trouvés avec une recherche vide

  • L’OCSEVIH continue son plaidoyer pour améliorer la qualité des services au PVVIH

    L’observatoire communautaire des services VIH s’est encore entretenu avec plusieurs représentants d’organisations membres et partenaires à travers un atelier organisé durant trois journées consécutives dans un hôtel à Pétion-Ville soit du 12 au 14 décembre 2022. Cet atelier vient renforcer le travail de communication nécessaire pour continuer à informer les institutions associées sur les données collectées sur le terrain. Cette rencontre a été l’occasion aussi pour les partenaires de réviser les outils toujours dans la perspective d’améliorer la qualité des services aux PVVIH dans les cliniques et les hôpitaux partenaires. Apporter des solutions immédiates aux problèmes rencontrés lors des prestations de services reste un élément fondamental pour lutter efficacement contre la propagation du VIH. Ce Travail de Titan réalisé par l’Observatoire montre une fois de plus la détermination de la communauté en général à garantir le droit à la vie des personnes infectées et affectées par le VIH. Ces données collectées dans plusieurs régions du pays où les services sont disponibles aux PVVIH devraient aider à augmenter le taux de rétention des Personnes vivant avec le virus aux médicaments et aux soins. Plusieurs PVVIH ont menacé d’abandonner les visites compte tenu de la discrimination et la stigmatisation dont elles sont victimes par ceux-là mêmes qui sont chargés de les accompagner. L’efficacité dont fait montre l’OCSEVIH est essentielle pour la survie des PVVIH et le plaidoyer doit continuer en faveur des minorités qui ont besoin de soins de qualité mais encore d’une tranquillité d’esprit sans être victimes d’agression de toute forme à cause de leur choix. Pour ce mois de décembre, la Rédaction de notre Newsletter garde les projecteurs fixés sur le travail de l’observatoire communautaire des services au VIH et son plaidoyer en faveur des minorités. ET/ Rédacteur en chef

  • A La découverte de l'ACESH, membre de l'OCSEVIH

    Le secteur LGBTI (lesbienne, gay, bisexuelle, transgenre et intersexe) fait l'objet de de stigmatisation et de discrimination de tout genre en raison de l'orientation sexuelle de ses adhérents. Certains membres de ce groupe subissent également des actes de violences physiques et verbales allant jusqu'à l'expulsion au sein de leurs propres familles. Cette forme d'exclusion est malheureusement remarquée même dans les centres de santé pendant les prestations de services, ce qui limite énormément l'accès aux soins aux personnes vivant avec le VIH (PVVIH) particulièrement. Ces inégalités renforcent la vulnérabilité de ce secteur qui, pourtant, constitue une catégorie importante au sein de la population clé dans la lutte contre le VIH. Consciente de la situation, l'Association Action Citoyenne pour l'Égalité Sociale (ACESH), se lance dans un plaidoyer permanent pour une société plus juste et plus équilibrée. Pour l'Edition du mois de Novembre, notre newsletter reçoit Gerald Marie ALFRED, Président du Comité exécutif de cette association. Notre invité répond aux questions de Marc-Kerley FONTAL. Attitude Santé (AS): Gerald Marie ALFRED, L'Action Citoyenne pour l'Égalité Sociale (ACESH), c'est quoi? Gerald Marie ALFRED (GMA) : L'Action Citoyenne pour l'Égalité Sociale en Haïti (ACESH) est une organisation dont le but est de contribuer à l'amélioration de la qualité de vie de la communauté LGBTI à travers des stratégies de plaidoyer visant à sensibiliser les différentes composantes de la société Haïtienne. Nous sommes une organisation engagée dans la lutte contre toute forme de discrimination et de stigmatisation basée sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre et le statut sérologique. Nous nous sommes donnés comme mission de faire respecter la dignité des personnes homosexuelles, bisexuelles, Transgenres, intersexes et PVVIH à travers un ensemble d'activités publiques en faveur des droits de ces communautés dans le cadre et dans l'éthique des luttes liées à la promotion des droits humains et des libertés fondamentales. AS: Pouvez-vous nous expliquer le contexte dans lequel l'ACESH a pris naissance? GMA : Après le séisme de 2010 qui a mis à jour les grandes vulnérabilités et la précarité de la communauté LGBTI, on a assisté à l'émergence d'un mouvement en faveur des droits de cette catégorie grâce aux efforts conjugués de certains groupes tels que KOURAJ - Pou Pwoteje Dwa Moun - et la Fondation Sérovie. Aujourd'hui presqu'une dizaine de groupes et d'organisations sont recensés dans ce mouvement. Si la dynamique de protection des LGBTI a commencé à s'établir, elle reste fragile, isolée et très divisée. De plus, ces groupes sont non seulement en perpétuelle rivalité mais aussi accusent des faiblesses énormes alors que l'homophobie commence à regagner du terrain si l'on se réfère au tollé du festival Massi-mardi qui a occupé les esprits pendant plus de deux mois dans la presse. C'est dans ce climat d'incertitude relatif au respect des droits des personnes LGBTI et personnes PVVIH qu'a vu le jour l'Action Citoyenne pour l'Égalité Sociale(ACESH) en Haïti le 17 Mai 2016 dont le but est de contribuer à l'amélioration de la qualité de vie de la communauté LGBTI et PVVIH à travers des stratégies de plaidoyer visant à sensibiliser les différentes composantes de la société Haïtienne. AS: Depuis votre création à ce jour, est ce que le mouvement a évolué? GMA: Pour parler d'évolution on peut considérer multiples aspects. Nous sommes une organisation LGBTI et PVVIH de référence au niveau d'Haïti, un partenaire premium de la FOSREF - Fondation Serovie - Georgetown University - Housing Works - Programme national de Lutte contre le VIH (PNLS). Nous sommes membres du conseil d'Administration de CVC de la Jamaïque (Caribbean Vulnérable Communities. On représente les communautés LGBT/PVVIH d'Haïti dans les grandes conférences internationales, au COUNTRY OPERATIONAL PLAN de PEPFAR(COP) en vue de guider les décisions relatives à la communauté LGBTI/PVVIH d'HAITI. Actuellement, on compte un siège social à Dessalines. Une branche à Desdunes (La maison du Bonheur) et un mini bureau à Saint Marc et prochainement, un centre d'hébergement et une clinique à Dessalines avec la FOSREF. AS: Quand vous parlez de réalisations de l'ACESH M. ALFRED, vous faites référence à quoi exactement et quels sont vos objectifs? GMA: En termes d'objectif, nous menons une campagne de plaidoyer visant à modifier les politiques, les pratiques et les mentalités visant à déshumaniser les personnes LGBTI et PVVIH. Ce travail de plaidoyer se traduit par : des activités publiques conçues pour attirer l'attention des médias, comme des mobilisations éclair (flashmobs), des manifestations ou des défilés ;forger des alliances avec des organisations alliées, des activités non publiques telles que des rencontres avec des personnalités politiques, des ateliers et des formations à l'intention des décideurs de premier plan et des responsables des communautés ; un travail de pression lors des forums internationaux ; un travail de campagne de grande ampleur à travers l'écriture de lettres, les réseaux sociaux ou des réunions publiques. Nous travaillons pour faire évoluer les mentalités, à influencer la couverture médiatique, à réformer les politiques gouvernementales et les pratiques en matière de santé publique, à sensibiliser les enseignants ou à convaincre les fondamentalistes religieux. Nous sommes aussi engagés dans la prévention du VIH/SIDA, le dépistage et l'accompagnement psycho-social des personnes LGBTI séropositives. Nous faisons aussi la formation pour nos pairs éducateurs et l'accompagnement juridico-légal pour les survivants de violences. Nous intervenons au niveau de l'Artibonite, du Nord et du Nord-Ouest. Le travail que fait l'association au sein de cette communauté en termes d'assistance est nombreux. Ce sont des activités génératrices de revenus (AGR), supportpour le logement, support agricole, support psycho-social pour les personnes LGBTI/PVVIH. Nous faisons également des séances de formation sur les Droits humains, VIH/IST, COVID, des dépistages communautaires et on apporte aussi une assistance technique à d'autres organisations de base au niveau de l'Artibonite. AS: Après toutes ces réalisations, est ce que le Feedback est positif pour l'ACESH M. Alfred? Comment est le bilan ? GMA: Ah, en termes de bilan pour l'ACESH, on peut dire que près de 150 personnes PVVIH sont enrôlées au centre de la FOSREF de Saint Marc et la Clinique H. Bastien de la Fondation Sérovie des Gonaïves par nos activités de dépistage communautaire. 22 personnes personnes PVVIH/LGBTI ont bénéficié de nos activités génératrices de revenus. 15 personnes LGBTI/PVVIH ont bénéficié de notre support agricole en termes d'engrais. On a un siège social et deux branches (Desdunes et Saint Marc). On aide à définir les politiques et stratégies de santé non-discriminatoires en Haïti relatives aux personnes LGBTI/PVVIH. Plus de 10000 personnes sensibilisées au VIH, plus de 2000 tests de dépistage communautaires, 1000 personnes sensibilisées au droits Humains, 10000 autres sensibilisées sur la COVID-19... Sans oublier, le projet CDC PDEPFAR avec FOSREF, le projet ECP2 avec la Fondation Serovie et l'Observatoire des services VIH en Haïti. AS: Merci d'avoir répondu à notre invitation M. ALFRED. GMA: Tout le plaisir a été pour moi. Marc-Kerley Fontal marckerleyfontal@gmail.com

  • ASDE/KONESANS FANMI, une organisation locale fortement engagée dans la riposte au VIH/SIDA en Haïti

    Depuis vingt (20) ans, l'Alliance pour la Survie et le Développement de l'Enfant (ASDE) / Konesans Fanmi se Lespwa Timoun, mieux connu sous le nom de " Konesans Fanmi ", s'engage dans la lutte pour l'éradication du VIH/SIDA en Haïti à côté de ses objectifs premiers qui sont : assurer l'éducation des parents avec une mobilisation sociale pour la survie et le développement de l'enfant haïtien ; fournir un appui aux institutions de santé pour des interventions structurées tant au niveau institutionnel que communautaire. Organisation locale, ADSE/Konesans Fanmi est membre fondateur de l'Observatoire des services VIH en Haïti (OCSEVIH). D'ailleurs, " elle a été l'une des quatre organisations choisies par l'Assemblée du Forum pour représenter la société civile au COP 20, organisé par le PEPFAR, à Johannesburg en Afrique du Sud, en vue de plaider pour le financement de l'Observatoire et le développement des activités de services dirigés par la Communauté dans les programmes et interventions de VIH ", rapporte la directrice exécutive, Marie Antoinette Toureau. Aujourd'hui, en termes d'années d'existence, ADSE/Konesans Fanmi est considérée comme la " doyenne des institutions de santé membres de l'OCSEVIH ". Une organisation reconnue d'utilité publique par l'État haïtien Du haut de ses trente-trois (33) ans, ADSE/Konesans Fanmi a mené à bien et exécuté plusieurs projets d'envergure nationale, départementale et communale afin de répondre aux besoins des populations vulnérables, notamment les enfants, les femmes, les jeunes, les hommes, les populations-clés, communautés affectées et infectés par le VIH/Sida. Parmi ces projets, citons, entre autres, " Éducation et mobilisation sociale en Survie et Développement de l'enfant ",dont le succès lui a valu une reconnaissance d'utilité publique de l'État Haïtien en 1995 ; le projet de constitution de cellules d'animation communautaire (CAC) issues des membres des organisations communautaires de base (OCB) de concert avec les Agents de santé communautaire polyvalents (ASCP) pour la mise en place des communautés de services de santé materno-infantile et la pénétration des zones non-accessibles au personnel de santé. Pour ce dernier, le Ministère de la santé Publique et de la Population (MSPP) lui a attribué un certificat d'honneur et Mérite, à en croire Mme Toureau, Directrice de cette structure. Ajoutée à ceux-là, la prestation de services de Santé de la reproduction incluant le dépistage du VIH en stratégies avancées, instaurée en 2003 par Konesans Fanmi avec le support des infrastructures de la caravane d'éducation et de services de santé (CARES), a permis, selon Mme Toureau, à des milliers de personnes, à travers huit (8) départements géographiques du pays, d'être mieux informées sur l'infection et de connaître leur statut sérologique au VIH. Ce projet, relate-t-elle, a été désignée par la Fondation Sogebank comme étant un succès story du FONDS Mondial en Haïti. Par ailleurs, souligne Mme Toureau, " l'intégration de la prévention du VIH dans les projets de construction routière du Ministère des travaux publics, transports et communication dans le cadre de l'approche Multisectorielle du plan stratégique de lutte contre le Sida a été une innovation très appréciée ". Ainsi, poursuit-elle, " les retombées tant pour les institutions de santé que les communautés de femmes des chantiers de construction en termes de prévention du VIH ont été particulièrement satisfaisantes ". Ces projets, reconnait la directrice exécutive, ont pu être réalisés grâce à l'apport de nos partenaires techniques et financiers dont l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF), le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS/OMS), le Programme commun des Nations-Unies sur le VIH (ONUSIDA), l'Agence canadienne de développement international (ACDI), le Bureau international du travail (BIT), Futurs Group International/USAID, CEDAC, Policy Project/USAID, l'Union Européenne, le Plan International, Fonds Mondial de lutte contre le sida, le Ministère des Travaux Publics, Transports et communications - Banque interaméricaine de développement (MTPTC-BID), le Ministère de la santé publique et de la population (MSPP), le Ministère de la jeunesse, des Sports et de l'action civique (MJSAC), CDC. PEPFAR-Columbia University. Autres domaines d'intervention ADSE/Konesans Fanmi contribue également à la promotion de l'emploi pour des jeunes diplômés de l'Université d'État d'Haïti. Les établissements concernés par ces interventions, selon les dires de Mme Toureau, sont l'Institut National de Gestion et de Hautes Études Internationales, la Faculté de Droit et des Sciences Économiques et la Faculté des sciences humaines, la Faculté d'Ethnologie. " Ces jeunes sont, d'abord, encadrés par des experts travaillant pour Konesans Fanmi et après un stage, ils peuvent être retenus pour un emploi ", indique Mme Toureau. Créée en février 1988, l'Alliance pour la Survie et le Développement de l'Enfant (ASDE) / Konesans Fanmi se Lespwa Timoun est le résultat d'un plaidoyer initié par le Fonds des nations unies pour l'enfance (UNICEF), le Ministère de la Santé publique et de la population (MSPP) et le Ministère de l'Éducation Nationale et de la formation professionnelle (MENFP). Depuis tantôt six (6) ans, elle intervient dans cinq (5) départements du pays: l'Ouest, le Centre, le Nord, l'Artibonite, le Nord-Est. Son bureau central se trouve au #1, rue Magua 2, Delmas 31, Delmas, Haïti. Marie Juliane David mj.david@rhjs.ht

  • APIA-VS : une figure emblématique de la riposte au VIH dans le milieu chrétien

    Fondée le 24 Juillet 2004, dans la commune de Carrefour, à l'initiative du Pasteur Joël Sainton, l'Association des personnes infectées et affectées par le VIH-SIDA (APIA-VS) est une organisation à but non lucratif regroupant des PVVIH du secteur protestant. Elle se donne pour mission d'œuvrer pour l'encadrement de promouvoir la santé et l'éducation des PVVIH, de lutter contre la stigmatisation et la discrimination liées au VIH-SIDA et de plaider pour un mieux-être des Personnes infectées et affectées par le VIH. Selon pasteur Joël Sainton, directeur exécutif de l'APIA-VS aujourd'hui, l'organisation regroupe 327 familles dont 177 filles, 150 garçons et 517 enfants affectés et infectés par le VIH. Et du point de vue administratif, APIA-VS est dirigée par un conseil d'administration de neuf(9) membres et d'un bureau de trois techniciens financiers chargés de la gestion des affaires de l'organisation. En droite ligne de sa mission, APIA-VS a intégré l'Observatoire des services VIH (OSCEVIH) depuis février 2021. Pour pasteur Sainton, l'intégration de son organisation au niveau de l'Observation est justifiée par les différentes formes de discrimination et de stigmatisation qui terrassent les personnes vivant avec le VIH dans les églises protestantes. " Nous avons intégré l'observatoire des services VIH à travers FEDAP+ par la voie des urnes. Une démarche qui s'inscrit dans le cadre des plaidoyers visant de meilleures qualités de soins et un mieux-être pour les PVVIH ", explique une fois de plus le directeur exécutif de l'APIA-VS. Quel bilan ? De sa création à nos jours, APIA-VS détient un répertoire d'activités déjà bien rempli. Durant les années 2006 à 2008, plus de 15 000 jeunes de 13 à 30 ans de la commune de Carrefour ont bénéficié de séances de sensibilisation et d'éducation sur le VIH. 53 pasteurs ont été formés sur la problématique du VIH-SIDA et leur rôle dans la prévention et la lutte contre la stigmatisation et la discrimination. 19 couples de PVVIH ont été unis par les liens sacrés du mariage. Au sein de ce regroupement, la santé mentale de ses membres est aussi importante que leur santé physique. À cet effet, " en Avril 2008, grâce à l'appui financier de World Concern, 195 PVVIH ont pu jouir d'un support psychologique, 119 autres ont été référés dans des centres de santé (pour l'obtention de meilleurs soins palliatifs et d'ARV), 564 visites ont été effectuées. Des conseils ont été prodigués à près de 340 personnes affectées par ce virus destructeur. En dépit de multiples soucis, l'organisation ne compte pas lâcher prise, l'association se fixe de nouveaux défis. " Notre perspective c'est d'accompagner les PVVIH ayant une mobilité réduite dans le pays ", confie l'homme d'église. Esperancia Jean Noël

  • AOPS : un pionnier dans la mobilisation communautaire pour la résolution de problèmes de santé

    Fondé en avril 1982, dans le cadre du partenariat secteur public/secteur mixte et privé, l'Association des œuvres privées de santé (AOPS) est l'un des pionniers de la stratégie de mobilisation de la communauté pour la résolution des problèmes de santé en Haïti. Une approche qui, selon le directeur général de l'AOPS, Dr Philippe Hirsch, a permis une amélioration considérable de l'accès des populations rurales et des bidonvilles aux services de santé. Quarante (40) ans plus tard, l'AOPS reste debout et s'active encore dans la mobilisation communautaire continuant de faire peau neuve dans le secteur de santé en Haïti. " Malgré les difficultés que nous rencontrons actuellement (pas d'appel à projets depuis près de cinq ans à six ans ; auquel viennent s'ajouter les troubles socio-politiques et économiques du pays), l'AOPS continue de travailler pour l'amélioration de l'accès de la population haïtienne aux services de santé de qualité ", assure Dr Hirsch. Par ailleurs, Dr Hirsch souligne : " plusieurs milliers d'enfants, de femmes et d'hommes, à travers le pays, ont déjà bénéficié des activités réalisées à travers les différents projets mis en œuvre par AOPS avec le financement des bailleurs de fonds internationaux ". Ces projets concernent notamment la santé de la mère et de l'enfant. Lutte contre la propagation des infections sexuellement transmissibles À la fois membre du Forum de la société civile et de l'Observatoire des services VIH en Haïti (OCSEVIH), l'AOPS s'implique également dans la lutte contre la propagation des Infections sexuellement transmissibles (IST) et pour l'éradication du VIH/Sida en Haïti. " À travers divers projets comme : Formation des policiers nationaux en PF*/MST/SIDA (1998-1999), Formation des formateurs des agents de santé (2000), PVVIH* (2007-2008) ; nous formons, informons et sensibilisons directement ou indirectement la population sur des comportements à adopter pour se protéger des IST", fait savoir Dr Hirsch. " Nous formons aussi des pairs éducateurs. Actuellement, l'institution compte une vingtaine de pairs éducateurs qui vont dans des quartiers de Port-au-Prince et parfois à la Croix-des-Bouquets pour informer et sensibiliser la population ", ajoute-t-il. Organisation à but non lucratif, autonome et autosuffisante créée sur l'instigation du Ministère de la santé publique et de la population (MSPP) avec le support de l'USAID, AOPS regroupe actuellement une centaine d'institutions du secteur mixte et privé philanthropique de santé réparties à travers les dix départements du pays. À en croire son directeur général, l'institution est engagée dans la défense des intérêts et le renforcement institutionnel de ses membres. L'organisation sise au 41, rue Borno, Bois Moquette, à Pétion-Ville compte l'USAID, le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS/OMS), le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), les Sciences de gestion pour la santé (MSH), la Fondation Sogebank, le Ministère de la Santé publique et de la population (MSPP) parmi ses partenaires financiers et techniques. Marie Juliane David mj.david@rhjs.ht PF * : Planification familiale PVVIH * : Personnes vivant avec le VIH

  • L'OCSEVIH : des leaders départementaux lient connaissance avec l'Observatoire

    L'initiative baptisée Observatoire Communautaire sur des services VIH (OCSEVIH) a été présentée à des dizaines de responsables départementaux et des membres de la société civile lors d'une séance de plaidoyer organisée le 11 novembre 2022 à l'hôtel Kinam, à Pétion-Ville. Une démarche qui participe de la dynamique de sensibilisation et d'information des personnels soignants et des leaders communautaires autour de la nécessité d'offrir de meilleurs services dans les centres de santé. " Le Community Led monitoring (CLM) se donne pour mission de collecter des données en les traduisant en rapport basé sur les établissements ", souligne Johnny Clergé, secrétaire général de l'Organisation Arc-en-ciel d'Haïti (ORAH) et vice- président du comité de plaidoyer. À la suite de ces collectes, des réunions de solutions sont programmées avec les responsables des sites dans l'objectif de faire des plaidoyers pour le changement. A en croire M. Clergé, par principe, le CLM est indépendant, " c'est-à-dire, il doit être mené par des organisations communautaires locales, indépendantes et exécuté indépendamment des systèmes gouvernementaux, de PEPFAR, et des partenaires de PEPFAR ". La propriété des données, y compris les décisions concernant le moment et la manière de partager les données, appartient exclusivement à la communauté, précise-t-il. " Il est orienté vers l'action, il met l'accent sur la génération de volonté politique et de responsabilité ". Le cycle complet du CLM doit inclure le développement de solutions aux problèmes et le plaidoyer (au niveau des établissements, du gouvernement et de l'international) pour que les problèmes soient résolus, ajoute-t-il. " Routine régulière, il doit renforcer la capacité des organisations de mise en œuvre à mener la collecte de données et le plaidoyer ", conclut le leader d'ORAH. Selon Sœurette Policar Montjoie, directrice exécutive de l'organisation de développement et de lutte contre la pauvreté (ODELPA) et représentante du secteur ONG local au Comité de coordination multisectoriel (CCM-Haïti) : " Pour réaliser ses enquêtes, l'Observatoire utilise quatre types de formulaire : un formulaire d'enquête pour les patients, un formulaire d'enquête pour les responsables des sites, un formulaire d'enquête pour les infirmières et un formulaire d'observation ", explique-t-elle. En utilisant des formulaires différents pour chaque catégorie, l'OSCEVIH vise à obtenir des données de meilleure qualité, estime Mme Montjoie. " Il se peut qu'un patient ait peur de s'exprimer, d'étaler des griefs en présence d'un personnel soignant. Lui parler en privé c'est lui permettre de s'exprimer librement ". Pour Mme Montjoie qui fait également office de coordonnatrice de l'OCSEVIH, " les résultats des différents travaux prouvent clairement qu'à travers les sites il y a des problèmes presqu'à tous les niveaux : non-respect des règles d'hygiène, pas d'infrastructures entre autres ". Pour permettre au public d'avoir une idée de la situation, des images montrant l'état délabrant de certains centres de santé et le changement opéré après des séances de plaidoyer ont été projetées en présence des leaders départementaux. Une démonstration qui a laissé l'assistance sans voix. On pouvait lire sur le visage de certains participants de la colère, un sentiment de dégoût et sur d'autres la satisfaction. Esperancia Jean Noel

  • OCSEVIH : Offrir de meilleurs services de santé aux PVVIH, l'affaire de tout le monde

    L'initiative de l'Observatoire Communautaire sur des services VIH (OCSEVIH) de présenter aux leaders communautaires la situation dans les centres de santé n'est pas le fruit du hasard. L'amélioration des services aux Personnes vivant avec le VIH (PVVIH) doit devenir une préoccupation pour tout le monde sans exception. Des images projetées à des dizaines de ces leaders le 11 novembre 2022 à l'hôtel Kinam, à Pétion-Ville, montrent combien la création de l'observatoire a été une nécessité pour redresser et améliorer les services dans les hôpitaux. Comme l'avait souligné l'ancien Président américain Bill Clinton, lors d'une visite en Haïti, les projets implémentés dans le secteur de santé doivent servir à résoudre globalement un ensemble de problèmes auxquels le secteur fait face. En 2022, soit plus de 15 ans après le début des financements des projets VIH en Haïti, pourquoi les centres de santé font encore face à autant de problèmes notamment sur la question d'assainissement ? La population particulièrement les leaders communautaires doivent participer aux solutions à ces problèmes qui constituent des goulots d'étranglement aux programmes de soins aux populations clés. Ils sont plus de 150 000 PVVIH à recevoir des soins et des médicaments dans les centres hospitaliers. Si ces derniers abandonnaient la routine ce serait une vraie catastrophe pour le pays. Ce nouveau numéro de notre Newsletter continue de donner la parole aux membres de l'OCSEVIH afin de renforcer le plaidoyer de ce secteur dans la perspective d'une réelle amélioration des soins de santé aux minorités. ET/ Rédaction

  • Séance d'informations à l'intention des Journalistes

    Dans le souci de contribuer au bon fonctionnement du système sanitaire haïtien particulièrement de renforcer les démarches visant à apporter de meilleur soins aux patients et personnes atteintes du VIH Sida, une séance de formation a été organisée y relative. Des instances travaillant de concert avec l'observatoire dont entre autres, le Forum de la société civile et L'organisation de Développement de Lutte contre la Pauvreté (ODELPA) se sont mis ensemble pour réaliser cette séance à l'intention des Journalistes,avec la Directrice Soeurette Polycarpe Monjoie. Les organisateurs ont définis trois grands objectifs dans le cadre de cette activité : 1- Sensibiliser les participants sur le rôle qu'ils doivent jouer dans la promotion du respect des droits humains en Haïti. 2- Renforcer la capacité des Journalistes sur la notion des droits humains,avant de réduire toutes formes de stigmatisation et de discrimination envers les PVIH et les populations clés. 3- Susciter l'intérêt des Journalistes pour la publication des sujets portant sur le respect des droits humains,afin de pousser pour l'égalité des services dans la lutte contre la propagation du VIH en Haïti.

  • FOSREF : L’éducation par les pairs pour lutter efficacement contre le VIH chez les jeunes

    En Haïti, la sexualité et le VIH sont des sujets tabous. Le plus souvent, par peur d’être critiqués ou rejetés, les jeunes sont de moins en moins enclin à se confier ou à demander conseils aux adultes (qui ne sont pas obligatoirement assez informés non plus sur ces questions). En réponse à ce constat, la Fondation pour la santé reproductrice et la planification familiale (FOSREF) a adopté comme stratégie l’éducation par pair. Qu’est-ce qui explique un tel choix ? « Les messages sur la santé, les promotions pour le changement de comportement sont mieux prises en compte quand ils sont annoncés par des membres d’un même groupe ou d’un secteur », constate le directeur exécutif de la FOSREF, Dr Fritz Moïse. De même, le jeune accorde une plus grande importance aux informations ou conseils provenant d’un autre jeune qui, comme lui, partage les mêmes vécus et/ou est confronté au même problème de santé. Qualités du pair-éducateur Dans le contexte de la FOSREF, le pair-éducateur est un jeune, membre d’un secteur ou d’un groupe, formé pour aider les autres membres de son groupe ou de son secteur à adopter un comportement sain et responsable en matière de sexualité et de santé de la reproduction. « Il a pour devoir de communiquer, d’informer, d’éduquer, de sensibiliser, de conseiller, d’orienter et d’accompagner les autres membres de son groupe », souligne Dr Moïse. Par ailleurs, pour bien exercer sa fonction de conseiller et de guide, le pair éducateur doit développer certaines qualités. « Il doit être discret, courtois, crédible, sociable, honnête, disponible et apprécié dans sa communauté », précise Dr Moïse. « Il doit également être un bon modèle à suivre », a-t-il ajouté. En outre, le pair-éducateur doit être une personne engagée, motivée, prête à améliorer ses connaissances, à écouter le point de vue des autres et à enseigner quand il le faut. La formation du pair-éducateur : un élément essentiel Pour remplir sa mission, le pair-éducateur doit être lui-même formé. Dans cette optique, la FOSREF — avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers — organise régulièrement des séances de formation pour les pairs-éducateurs. « La formation des pairs éducateurs dure cinq jours avec un maximum de vingt-cinq personnes par session. Elle est réalisée par des spécialistes de différents domaines. On y enseigne des notions telles que : rôle des pairs éducateurs, techniques de communication, sexualité, genre et équité, prévention du VIH/sida, droits humains, etc. », informe Dr Moïse. Après un peu plus d’une trentaine d’années, de nombreuses générations de pairs-éducateurs ont été formés et s’investissent corps et âme dans la riposte contre le VIH un peu partout à travers le pays. Et aujourd’hui, l’efficacité de cette stratégie, l’éducation par les pairs, en matière de lutte contre le VIH chez les jeunes, n’est plus a démontré. Tel un vin millésimé, elle se bonifie tout en s’adaptant à la modernité et en s’appropriant des outils du numérique. La FOSREF est une organisation non gouvernementale établit en Haïti depuis 1988. Elle intervient dans les dix départements géographiques du pays. Ses principaux domaines d’intervention sont la santé sexuelle, reproductive et maternelle, la violence basée sur le genre, le VIH et la planification familiale. Elle met en œuvre ses actions grâce au support de ses nombreux partenaires techniques et financiers, notamment le ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), le Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF), le ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique (MJSAC), le ministère des Affaires sociales et du travail (MAST), l’Office de la protection du Citoyen (OPC), l’Agence américaine pour le développement international (USAID), les Centres de contrôle et de prévention des maladies du Plan d’Urgence présidentiel de lutte contre le Sida (CDC-PEPFAR), le Fonds Mondial, la Banque mondiale, le FNUAP, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) pour ne citer que ceux-là. Marie Juliane DAVID mj.david@rhjs.ht

  • Jeunesse et VIH : L’influence des pairs, élément d’un mauvais cocktail dans la lutte contre la propa

    Si les jeunes figurent parmi la population clé, dans la lutte contre la propagation du VIH, l’influence négative des pairs est l’une des principales raisons. Ici en Haïti, le contexte général n’arrange en rien la situation. En effet, les problèmes auxquels les jeunes sont exposés revêtent multiples formes et augmentent leur niveau de vulnérabilité : chômage, extrême pauvreté, inexistence de services sociaux de base, insécurité, entre autres. Selon Gladimy Ibraïme, Secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes de la Santé (RHJS) et ex-responsable de communication du Volontariat pour le Développement d’Haïti (VDH), plusieurs facteurs peuvent expliquer l’influence des pairs chez les jeunes. « D’abord, il faut souligner qu’entre l’adolescence et la période post-adolescence, le corps est à un carrefour ou beaucoup de changements s’y opèrent du point de vue biologique », explique-t-il. Sous la pulsion de ces changements, les jeunes sont curieux à l’idée de faire toute sorte d’expériences, ajoute M. Ibraïme. En plus, fait remarquer le responsable du RHJS, ils ne sont pas obligatoirement assez forts mentalement pour résister à la pression de leurs pairs ni celle venue d’autre source. « Aussi ont-ils tendance à croire à tout ce que racontent les membres de leur groupe, dit-il. D’où les expériences sexuelles précoces, l’usage de la drogue et la délinquance. Ils peuvent s’adonner à des pratiques néfastes rien que pour rester dans l’estime d’un ami », regrette-t-il. Et tout ceci explique pourquoi environ le tiers des nouvelles infections liées au VIH sont enregistrés au niveau des populations des 15-24 ans (EMMUS VI, 2018), explique M. Ibraïme. De la responsabilité des parents Pour Lochard Théodore, Secrétaire exécutif de l'association des jeunes contre la discrimination et la stigmatisation (AJCDS), les parents ont également leur part de responsabilité en termes d’influence des pairs. « Ce problème résulte d'une question familiale basée sur un manque de communication et de compréhension parentale », estime-t-il. Selon M. Théodore, également assistant conseiller à l’AJCDS, les jeunes n'ont pas vraiment de mentor ou de modèle pouvant les orienter vers un avenir sûr. Livrés à eux-mêmes, ils sont vulnérables face aux offres déplacées qui frôlent certaines fois l’indécence. « Ils sont incapables d’évaluer le poids des conséquences à venir », regrette-t-il. De l’avis de M. Théodore, l’absence et la négligence parentale restent des éléments clés par rapport à l’influence négative des pairs. « Les parents devraient changer de méthode en ce qui a trait à la façon d'éduquer leurs enfants, dit-il. Les parents doivent cesser de forcer leurs progénitures à ressembler à quelqu’un qu’ils ne seront probablement jamais. Selon lui, les parents devraient de préférence à les aider tout en acceptant leurs différences physiques, psychologiques ou sociales », recommande-t-il. M. Théodore soutient qu’il est préférable que le parent soit un ami, un conseiller et un soutien à leur épanouissement et non un bourreau voire un tyran. Le rôle de l’Etat Selon Gladimy Ibraïme du RHJS, s’attaquer aux conséquences de l’influence des pairs, notamment le VIH/sida chez les jeunes, implique une approche holistique et l’intervention de tous les secteurs dont l’Etat. Celui-ci doit mettre en place une bonne politique de jeunesse incluant, entre autres, l’accès à une éducation de qualité, au loisir sain et à l’établissement d’un environnement propice à la création d’emploi. Outre les parents et l'Etat, l’Eglise et les organisations, particulièrement celles œuvrant dans le domaine des droits de la personne humaine ont aussi un rôle à jouer. « Elles peuvent surtout intervenir là où les jeunes ont besoin de se sentir protéger, supporter, aimer et ne pas avoir l'impression d'être laissés pour compte », indique M. Théodore. En ce sens, les liens communautaires peuvent être très positifs. Esperancia Jean Noël esperanciajeannoel@gmail.com

  • GIPA : allié sûr des jeunes PVVIH haïtiens

    Aujourd’hui, en Haïti, les jeunes constituent l’un des groupes les plus vulnérables au VIH. De fait, selon les données officielles, environ le tiers des nouvelles infections en lien avec le VIH sont enregistrées chez les jeunes. Victimes de stigmatisation et discrimination, à longueur de journée, les jeunes PVVIH voient souvent leurs droits bafoués. Et c’est dans ce contexte-là qu’éclot la Grande Implication des personnes infectées et affectées par le VIH/Sida (GIPA Network Haïti). Le respect et la promotion des droits des PVVIH, voici en peu de mots le Leitmotiv de GIPA Network Haïti. Créée en 2003, Cette organisation, à but non lucratif, se propose d’accompagner des jeunes infectés et affectés par le VIH en leur offrant l’appui et les moyens dont ils ont besoin pour se protéger du virus, selon Marie Dominique Beauzil, gestionnaire et directrice de projet à GIPA Network Haïti. « À la GIPA, nous accordons une attention particulière aux jeunes PVVIH, souligne-t-elle. Nous leur donnons les outils et les bagages nécessaires pour leur permettre de mieux faire face au virus et aussi de s’intégrer dans la vie sociale et économique du pays ». En outre poursuit Mme Beauzil, « à côté de l’appui psychosocial individuel et les groupes de support, nous offrons à ces jeunes une éducation thérapeutique dont l’objectif est de les sensibiliser à l’adhérence au traitement ARV et une éducation sur le régime alimentaire avec un appui nutritionnel ». À en croire Mme Beauzil, les jeunes PVVIH bénéficiaires de GIPA sont également initiés à de petits métiers manuels visant à les aider à développer une activité génératrice de revenus (AGR). Parmi les petits métiers manuels disponibles à GIPA, figurent : l’art décoratif (sublimation) ; art batik ; maroquinerie ; fabrication de produits détergents, de nettoyage et de produits en cuir. « Avec ces compétences acquises, nos jeunes arrivent à fabriquer des tasses, assiettes et maillots avec des motifs personnalisés ; des portefeuilles, des ceintures et sacs en cuir et autres », se réjouit-elle. De plus, la GIPA offre également, à ses protégés, des formations sur l’entrepreneuriat, le multimédia, les droits humains, le développement personnel et l’estime de soi, informe la gestionnaire de GIPA. Mme Beauzil se montre très reconnaissante vis-à-vis des partenaires qui permettent la mise en œuvre des différents projets de GIPA. « Toutes ces formations sont rendues disponibles grâce au support de nos partenaires techniques et financiers tels que le Plan d’Urgence Présidentielle de Lutte contre le Sida (PEPFAR) à travers la Georgetown University (GU), le Fonds Mondial, la Fondation pour la santé reproductrice et l’Éducation familiale (FOSREF) et les Centres GHESKIO », reconnaît la directrice de projet de la GIPA. Dix-neuf ans après sa fondation, GIPA tire sa satisfaction dans l’engouement et la motivation de ses jeunes bénéficiaires à apprendre et à mettre en pratique les connaissances acquises. « Les jeunes sont si motivés, dit-elle. Ils sont même parvenus à doter la GIPA d’un fond mutuel, la Mutuelle solidarité (MUSO) et d’un club de promotion des droits des PVVIH, le club des champions qui compte actuellement 200 jeunes infectés et affectés par le VIH », s’enorgueillit-elle. Mme Beauzil ne cache pas sa joie devant tous ces exploits : « nous sommes vraiment contents de nos jeunes, dit-elle avec fierté. Nous avons des jeunes entrepreneurs à GIPA qui commencent à gagner leur vie petit à petit. C’est la preuve que nous ne travaillons pas en vain et que nous pouvons encore espérer aboutir à cette cohésion sociale ». Marie Juliane DAVID mj.david@rhjs.ht

  • ZOOM-CODE du mois de septembre

    Le 7 septembre 1961, une nouvelle Loi est votée. Elle est constituée de quarante-cinq (45) articles. Elle est considérée comme étant l'une des Lois les plus complètes en matière de répression des infractions commises par les Mineurs en Haïti car, tout en réprimant la délinquance juvénile, elle protège le Mineur en conflit avec la Loi. Elle trace aussi la procédure en matière de justice pour Mineurs en énonçant clairement, les responsabilités du Commissaire du Gouvernement, du Juge d'Instruction, jusqu'à la disjonction du dossier, s'il compte des Mineurs et des personnes âgées.

         Adresse et contact         

16, Delmas 52 & 54  HT 6121 Delmas, Haïti,

Téléphone:

(509) 4356 2890

(509) 4621 3030

(509) 3657 6481

(509) 3438 2315

        Nous contacter      

Merci de nous avoir contacté,

on vous répondra sous peu.

       Media       

Logo Attidude_blanc.png
  • Facebook
  • Twitter
  • YouTube

Brochures 5 VF.pdf

bottom of page