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- Fructueuse rencontre entre l’Ambassade de Taiwan en Haïti et l’ODELPA
Ce lundi 2 octobre 2023, dans la commune de Pétion-ville, s’est tenue une réunion de travail entre l’Ambassade de Taiwan en Haïti et l’Organisation de développement et de lutte contre la pauvreté (ODELPA). Dans cette rencontre, étaient entre autres présents, L’ambassadeur de Taiwan en Haïti, Richard wen-Jiann Ku et la présidente de l’ODELPA, Mme Ficeline Râteau. Dans une ambiance amicale, les représentants des deux institutions avaient eu l’occasion de discuter sur les différents domaines d’interventions des unes et des autres. L’éducation, la santé, l’agriculture, l’infrastructure demeurent les principaux champs prioritaires de la coopération taiwanaise en Haïti. Des activités qui font également partie des axes d’interventions de l’ODELPA. En marge de cette rencontre, les deux institutions ont pris l’initiative de réfléchir sur une possibilité partenariale dans l’objectif de décerner de meilleurs services à la population haïtienne, dans ces différents domaines.
- A New-York, Dr Ariel Henry dresse un bilan positif d’Haïti dans la lutte contre le VIH/SIDA
« Haïti fait des progrès considérables dans la lutte contre le VIH et le Sida, au cours de ces dernières années». C’est ce qu’a révélé le premier ministre haïtien. Dr Ariel Henry a fait cette déclaration ce mercredi 20 septembre 2023, dans le cadre de son intervention en tant que conférencier principal, à un panel consacré à la célébration des progrès mondiaux dans la lutte contre le VIH. L’activité s’est tenue au siège des Nations-Unies, à New-York, à l’occasion de la 78e Assemblée générale de l’Organisation. « Des résultats positifs ont été enregistrés, notamment dans la stabilisation de l’épidémie au niveau de la chute de l’incidence du VIH (25%), de la diminution du nombre de décès, du large accès des PVVIH (80%) au traitement et de la suppression (66%) de la charge virale », a reconnu le chef du gouvernement haïtien, devant des spécialistes et des activistes du SIDA ainsi que des responsables des droits humains, venus de par le monde. Au vu de ces résultats positifs atteints par l’Etat haïtien, le Premier ministre croit «qu’Haïti peut mettre fin à l’épidémie d'ici 2030 ». Pour y parvenir, a-t-il souligné, « il faut: un financement adapté et fiable ; la disponibilité de données fondées sur des preuves ; la réduction des inégalités et des discriminations; la reconnaissance et l’intégration des efforts menés par les communautés et, enfin, la paix et la sécurité nationale ». Ce spécialiste en neurologie, devenu Homme politique, a affirmé que pour éradiquer l’épidémie à l’échelle mondiale, il s'agit bien de passer de la parole aux actes et d'avoir la volonté de vivre dans un monde équitable. Louiny FONTAL, Fontallouiny1980@gmail.com
- ODELPA promet de rester aux côtés des participants des deux sessions de sensibilisation sur la VBG
L’organisation de développement et de lutte contre la pauvreté (ODELPA) promet de toujours rester aux côtés des participants des deux sessions de sensibilisation autour de la VBG. C’est la directrice exécutive de l’organisation qui en a fait l’annonce. «Votre mission est de partager les informations reçues. Votre mission, c’est de devenir de véritables agents de sensibilisation sur les impacts de la violence basée sur le genre dans les communautés vulnérables du pays », c’est en substance, le message fort adressé par la directrice exécutive de l’ODELPA, aux participants des deux sessions de formation sur la violence basée sur le genre et ses corolaires. Madame Sœurette Policar a fait cette déclaration lors du lancement des deux sessions de formation à l’intention de 60 jeunes issus de Cité Soleil, le 16 août dernier. Elle en a profité pour promettre à ces jeunes l’appui total de l’ODELPA, dans cette noble démarche visant le respect des droits des groupes les plus vulnérables du pays, les femmes et les filles, en particulier.
- Cérémonie de remise de certificats à des jeunes de Cité Soleil
Une soixantaine de jeunes issus de Cité Soleil ont reçu, le mardi 5 aout 2023, lors d'une cérémonie organisée au local de l'Organisation de développement et de lutte contre la pauvreté, leur certificat de participation. Ces jeunes ont suivi, au cours du mois du septembre de septembre passé deux sessions de formation de 4 jours chacune, sur la violence basée sur le genre et ses corollaires dans les communautés vulnérables du pays. L’initiative est de l’organisation de développement et de lutte contre la pauvreté (ODELPA). Elle rentre dans le cadre des activités de mise en œuvre du projet de sensibilisation, d’éducation, d’appui psychologique et de renforcement économique des jeunes de Cité Soleil, soutenu par le Programme commun des Nations-Unies sur le Sida en Haïti (ONUSIDA). Vivez en image le déroulement de la Cérémonie.
- Poursuite de l’atelier du CLM sur les visites de solutions dans les sites de soins aux PVVIH
Pour la deuxième journée de l’atelier sur les visites de solutions et d’amélioration des sites de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA dans les départements de l’Ouest, du Nord et de l’Artibonite, organisé du 6 au 8 septembre 2023, les participants ont travaillé sur les sites de solutions du département de l’Artibonite. Trois groupes de travail avec chacun dix participants (Coordonateurs, moniteurs de sites et les membres de l’Observatoires communautaires des services VIH). Les travaux en atelier de ce jeudi concernent 6 sites repartis dans diverses communes du département de l’Artibonite. Dans ces démarches, les participants vont définir les problèmes identifiés dans les différents sites visités, selon les résultats de l’enquête réalisée au cours de la période juillet-août 2023. En effet, les fiches qui sont en phase d’élaboration dans le cadre de cet atelier, seront utilisées pour les visites de solution avec les responsables des sites pour leur prise d’engagements. Ces engagements visent l’amélioration de la qualité de services offerts dans ces sites. Contexte de travail des superviseurs et moniteurs communautaires Les activités de collecte des données dans les sites de prise en charge exigent d’énormes sacrifices. Elles permettent néanmoins de mieux comprendre les conditions de fonctionnement des sites touchés par cette enquête. Doly Robens est le coordonateur Nord du programme: Surveillance dirigée par la communauté (CLM en anglais). Pour le jeune homme qui frôle à peine la trentaine, participer à la mise en œuvre d’un tel programme visant l’amélioration des conditions de vie et de traitement des personnes vivant avec le vih/sida et les populations clés, est un véritable challenge. «Cette enquête dirigée par la communauté me permet d’identifier les problèmes confrontés par les patients dans les sites. Elle me permet également de recueillir des témoignages poignants sur les cas de violation des droits des patients dans les sites. », raconte, avec un bien de tristesse, le psychologue. Il en a profité pour expliquer que la stigmatisation et la discrimination constituent l’un des phénomènes les observés dans les sites. Ce phénomène est manifesté de différentes manières. Accueil – relation prestataire/client – isolement du service de prise en charge des PVVIH par rapport aux autres patients – traitement particulier – manque d’éducation thérapeutique des patients. Doly Robens dit constater une pénurie de personnel soignant et un manque de moyens et d’outil de travail. Cette situation augmente énormément le temps d’attente des patients, affecte la régularité des patients au traitement et entravent le processus d’indétectabilité des patients sous médicaments antirétroviraux (ARV). « Les engagements qui seront pris par les responsables de ces sites suite aux visites de solutions des membres de l’Observatoires, vont grandement aider à renverser la tendance. », a-t-il conclu. Pour la dernière journée de l’atelier, les participants vont cette fois-ci travailler sur les fiches de solution pour le département du Nord. Seize sites au total, sur trois départements (Ouest, Nord et Artibonite) sont concernés dans le cadre de ces visites de solutions. Louiny FONTAL fontallouiny1980@gmail.com
- Déroulement de la 3e journée de la formation pour les jeunes de Cité Soleil, à l’ODELPA
Dans les locaux de l'Organisation de Développement et de Lutte contre la Pauvreté (ODELPA), ce vendredi 25 août 2023, se déroule la 3e journée de formation pour une trentaine de jeunes issus de la commune de Cité Soleil. Cette journée est exclusivement consacrée à l’entrepreneuriat. Dans une ambiance participative, le formateur en création d’entreprise, Jeune Jean Rameau, intervient sur les techniques de rédaction d’un plan d’affaires. Tout au cours de sa présentation le jeune entrepreneur a insisté sur l’importance d’un plan d’affaires. Pour lui, le business plan est un outil indispensable pour concrétiser tout projet de création d'entreprise. Il permet de définir à tête reposée la stratégie et le plan d'actions de son projet. « C'est donc une étape qu'il ne faut pas prendre à la légère », a-t-il fait savoir. Cette campagne d’éducation mise en œuvre par l’ODELPA avec le support financier de l’ONUSIDA, vise entre autres à sensibiliser les bénéficiaires sur les impacts de la violence basée sur le genre dans les communautés vulnérables et les moyens de prévenir ces violences. La deuxième session de formation qui a débuté le mercredi 23 aout doit prendre fin le samedi 26 du mois en cours, avec une présentation sur les techniques de gestion de microcrédits, animée par Mme Charline Joseph, qui a une expertise en gestion des microfinances. Esperancia Jean Noel esperanciajeannoel@gmail.com
- Poursuite des sessions de formation pour les jeunes de Cité Soleil
Ce mercredi 23 Août 2023 marque le début de la deuxième session de formation de quatre jours que réalise l'Organisation de développement et lutte contre la pauvreté (ODELPA), avec le support financier de l'ONUSIDA et de la FOSREF. Cette session, tout comme la première, vise une trentaine de jeunes issus de plusieurs quartiers de la commune de Cité Soleil. Elle se déroule dans l’enceinte de l'organisation et s’inscrit dans le cadre du projet de sensibilisation, d'éducation, d’appui psychologique et de renforcement économique. Aussi, participe-t-elle de la formation de ces jeunes sur le VIH, les droits humains, l’utilisation des technologies de l'information et de la communication, les PME, les violences basées sur le genre, entre autres. Dans ses propos de circonstances, la présidente d’ODELPA, Mme Ficeline Rateau, qui a donné le coup d’envoi de la formation, invite les jeunes à porter une attention soutenue aux différentes interventions pendant le cours des ateliers. «Vous devez être très attentifs, très aptes tout au long des présentations, car après le déroulement de cette formation, il y aura un concours et les gagnants seront gratifiés" a-t-elle fait savoir. Pour sa part, le représentant de l'ONUSIDA à la cérémonie de lancement de cette activité, Wegbert Chéry, a mis l’emphase sur la présentation de l'institution dont il joue le rôle de conseiller égalité – droit pour tous. «L’ONUSIDA est une institution spéciale au niveau du système des Nation-Unies. Créée par 11 agences au sein des Nations-Unies, elle fait office de secretariat du programme commun des Nations-Unies pour la lutte contre le VIH/SIDA». Aussi, en a-t-il profité pour faire le point autour des différentes formes de violences basées sur le genre et leurs conséquences au sein des communautés. «La violence à l’égard des femmes et des filles, qu’elle soit physique – sexuelle – psychologique – économique – émotionnelle, est l’une des atteintes aux droits de la personne les plus fréquentes dans le monde. Elle entraîne pour celles qui en sont victimes de graves conséquences physiques et psychologiques, à court et à long terme, entravant leur participation pleine et égalitaire à la vie en société. », a-t-il déploré. Pour sortir de ce cycle de violence basée sur le genre, le jeune défenseur des droits humains, invite les participants à ces assises, qu’il soit homme ou femme, à devenir de véritables ambassadeurs en faveur de l’égalité de genre. «Après cette formation, vous devez vous comporter comme des ambassadeurs. Votre mission serait d’aider d’autres jeunes qui n’ont pas cette opportunité, à mieux comprendre et à identifier les différentes formes de violences particulièrement les violences basées sur le genre et leurs impacts dans la société», a déclaré M Chéry. Il invite en ce sens les participants à développer un comportement responsable et aussi à partager les différentes connaissances acquises pendant la formation avec leurs proches. Visage détendu et serein esquissant un léger sourire, la directrice exécutive de L'ODELPA, Mme Sœurette Policar, dans sa mise en contexte, fait le point sur l’égalité de genre. Selon elle, les femmes ne sont pas les seules à être victimes de violence, les hommes le sont aussi. Fort de ce constat, les hommes tout comme les femmes doivent être sensibilisés sur les impacts de ce phénomène. Cela les évitera à commettre de tels actes et à conseiller leurs pairs à ne pas continuer dans cette voie. «Si nous voulons éradiquer la violence dans la société, il nous faut travailler avec les deux genres. Nous devons finir une fois pour toutes les stéréotypes, les préjugés et les discriminations à l’égard des autres. Dans le cas contraire, la violence va continuer à suivre son cycle infernal dans la société et on continuera à compter encore et toujours des victimes », Cette session de formation qui a débuté ce mercredi 23 aout 2023, prendra fin le samedi 26 du mois en cours. Plusieurs thématiques seront traitées durant ces 4 jours. On citera notamment « Droits humains, populations clés et groupes vulnérables –VIH et populations clés – PTME – Violence basée sur le genre – Techniques de communication sur les réseaux sociaux - Entrepreneuriat social ». Ces trente nouveaux participants vont devoir ainsi compléter une cohorte de 60 jeunes issus de Cité Soleil devant être formés dans le cadre de ce projet. Esperancia JEAN NOEL Esperanciajeannoel@gmail.com
- Vers l’intensification du projet de plaidoyer en faveur des PVVIH, des populations clés et ...
En prélude au lancement de la troisième phase des activités de Plaidoyer du projet: Surveillance Dirigée par la Communauté (SDC), une vingtaine de leaders du Forum de la société civile ont pris part ce lundi 31 juillet 2023, au local de l’Organisation de Développement et de Lutte contre la Pauvreté (ODELPA), à Delmas 54, à une séance de mise à niveau autour du développement des activités du projet. Cette initiative est mise en œuvre par l’ODELPA, qui fait office de coordination, pour le Forum de la société civile de lutte contre le VIH, la Tuberculose et la Malaria, à travers l’Observatoire communautaire des services VIH (OCSEVIH). Cette action participe de la stratégie de plaidoyer en faveur d’une meilleure qualité de prise en charge des PVVIH dans les institutions haïtiennes de santé et du respect des droits humains. Aussi, vise-t-elle à outiller, d’une part, les membres des 13 associations partenaires du Forum de la société civile qui vont mener les visites de solution dans des centres de santé des départements de l’Ouest, du Nord et de l’Artibonite, concernés par l’enquête sur la Surveillance Dirigée par la Communauté. Elle ambitionne d’autre part, à renforcer la capacité technique des officiers de projets au sein des organisations membres de l’Observatoire, sur le rapportage programmatique et financier. Visite de solution Une visite de solution dans le cadre de ce projet, est en fait une deuxième étape après la collecte des données dans les institutions de santé. À la suite de l’analyse des données recueillies, des fiches de solution sont alors proposées. Elles prennent d’abord en compte les problèmes identifiés et formulent ensuite, de concert avec les responsables des sites, des pistes de solution. Marie Malia Jean est la présidente de l’Association des femmes haïtiennes infectées et affectées par le VIH (AFHIAVIH), membre du Comité directoire de l’OCSEVIH. Elle est parmi les leaders de la société civile ayant pris part à cette journée d’information. Pourquoi sa participation à une telle activité ? «La participation de AFHIAVIH à cette rencontre revêt d’une importance capitale. C’était pour nous l’occasion de passer en revue les actions déjà entreprises en termes de plaidoyer en faveur du respect des droits des PVVIH, des Populations clés et des groupes vulnérables, au niveau des institutions de santé du pays. », a déclaré cette activiste du sida qui milite depuis près de 30 ans pour le respect des droits de tous les groupes vulnérables, à la santé, à la protection, à l’épanouissement et à la dignité. Après avoir passé en revue le dernier rapport de l’enquête de terrain réalisée en 2022, madame Marie Malia Jean pense qu’il est essentiel de proposer, pour l’instant, des solutions durables pour que « désormais les PVVIH, n’auront plus à subir des préjugés voire des discriminations, dans les centres de prise en charge, en raison de leur statut sérologique ». De son côté, le secrétaire général de l’Organisation Arc-en-ciel d’Haïti (ORAH), Johnny Clergé, qui a également pris part à cette journée d’orientation, a fait l’éloge de la qualité de travail réalisé jusque-là par les membres du Forum de la société civile, à travers l’Observatoire communautaire des services VIH, dans la lutte contre le virus de l’immunodéficience humaine. «2030 est une date charnière pour nous autres en Haïti, dans les stratégies qui tendent vers l’élimination des nouvelles infections à vih dans le pays. L’Observatoire représente actuellement la voie idéale vers l’atteinte de cet objectif.», a indiqué celui qui fait également office de vice président du Comité national de plaidoyer des populations clés. Il en a profité pour préconiser une participation effective de toutes les couches de la population, surtout celles les plus vulnérables, dans cette stratégie développée par et pour les communautés. A noter que la situation sociopolitique et sécuritaire du pays a retardé de plus de 6 mois le processus de collecte des données dans les centres de santé et les visites de solutions, avec les responsables de ces institutions. Toutefois, la directrice exécutive de l’Odelpa donne la garantie que tout est déjà mis en branle en vue de toucher tous les sites identifiés dans les trois départements concernés (Ouest, Nord et Artibonite). Aussi, Madame Sœurette Policar a-t-elle informé aux participants que « d’ici 2024, le projet :Surveillance dirigée par la communauté (SDC), va couvrir tous les dix départements géographiques du pays. Ces actions donneront une vision plus globale des conditions de prise en charge des patients pvvih et les efforts à mettre en œuvre, en vue du respect et de la protection des droits de tout un chacun, dans les sites de santé». Louiny FONTAL Fontallouiny1980@gmail.com Œuvre a mettre en œuvre
- VIH/SIDA / Stigmatisation et discriminationLa rumeur : « Yo bay Amina bèt la »
Alors qu’elle est encore en Rhéto, Amina, jeune native de la commune de Cabaret, est victime de stigmatisation. Les gens de son village, notamment ses camarades, colportent sous tous les toits « Amina gen sida. » Cette nouvelle fait fuir les jeunes et les hommes entre-deux âges qui tournaient autour d’elle. On raconte qu’un artiste très populaire d’un jazz de Port-au-Prince « bay Amina bèt la. » L’aventure qu’elle a eue avec cet homme beaucoup plus âgé qu’elle remonte à une soirée durant les vacances d’été, disent les langues qui veulent en finir avec cette jeune fille dont les parents misaient gros sur elle. Amina. C’est un nom d’emprunt pour raconter cette histoire qui a marqué mon adolescence à Cabaret, commune située à 35 kilomètres au nord de Port-au-Prince. Teint clair, taille fine, cheveux bouclés, elle avait de beaux attraits physiques pour captiver au tout premier regard. Il suffisait d’un coup d’œil pour être subjugué par sa grâce et sa beauté. Amina n’avait pas encore 17 ans. Mais n’empêche, par la générosité de la nature, elle présentait l’allure d’une belle jeune femme. Byen kanpe. Belle prestance. Ce don de la vie lui valait toute l’admiration des jeunes gens du quartier. Les moins jeunes aussi. La scène met l’eau à la bouche : lorsque, pour une raison ou une autre, Amina doit sortir de chez elle, s’incruster dans le décor verdoyant de « Teleco », quartier populaire de Cabaret, il se joue un spectacle à ne pas rater. Elle défile. Elle pavane. Elle exhibe toute sa jeunesse, sa beauté. Pour le plus grand bonheur des passants. Les jeunes oisifs du quartier prennent un plaisir fou à la draguer. A tort ou à raison, Delourdes, la maman d’Amina, souhaiterait bien tirer profit des atouts physiques de sa progéniture. On ignore par quel artifice. Mais elle mise sur elle pour l’élever socialement. « Se pitit fi m lan k ap leve m atè a », répète-t-elle à longueur de journée. Les fleurs attirent toujours les abeilles. Amina, cette jeune plante attisait les désirs irrésistiblement. Les beaux parleurs du quartier lui promettaient monts et merveilles. A tout prix, ils voulaient gagner son affection. La rumeur qui tue La nouvelle frappée du sceau « Amina gen sida » s’est répandue dans le quartier comme une trainée de poudre. Et on ne disait pas que du bien. Ça et là, on racontait à qui voulait l’entendre : Amina sort avec un granmoun. Ragot qui au fil du temps a méchamment progressé. En plus d’être, sans répit, pointée du doigt pour sa relation amoureuse, la rumeur s’amplifiait, laissant entendre qu’Amina serait infectée par le VIH. Les « génies », qui préalablement avaient nargué son amant, vieux coureur de jupons patenté, de PVVIH, déduisaient qu’elle, aussi, serait infectée. Par jalousie ? Peut-être. Comme si les persiflages ne suffisaient pas. Les regards admiratifs d’autrefois étaient troqués contre d’autres plutôt réprobateurs, accusateurs. Désormais son milieu naturel la répugnait. Elle était stigmatisée. Discriminée. La jeune fille attirait le mépris. Comme la peste, on la fuyait. La jeune fleur se fanait aux yeux de ses admirateurs. Pour la petite communauté de Teleco, Amina pourrait transmettre « sa prétendue maladie » d’un simple regard. J’ai vu certains parents pousser leur cynisme jusqu’à interdire leurs enfants à adresser la parole à Amina du jour au lendemain. C’est comme s’ils avaient la certitude de sa séropositivité. Ils croyaient qu’une personne qui avait eu des rapports sexuels avec un coureur de jupes est tout à fait contaminée. Tout le drame était là ! Face à cette vague de discriminations et de stigmatisations, Amina dépérissait tel un crayon sous le poids de l’usure. Par lassitude, elle avait fini par abandonner l’école, son quartier, la maison où elle a vécu depuis toujours. Elle n’en pouvait plus de ces prisons. Sa vie devenait un enfer. L’histoire d’Amina me rappelle tristement le quotidien d’un grand nombre de personnes, notamment celles issues des populations-clé. Au même titre que cette victime, elles subissent continuellement le poids de la stigmatisation et de la discrimination. Deux phénomènes sociaux lourds de conséquences, particulièrement pour la riposte au VIH en Haïti et dans le monde. Wooselande Isnardin
- ODELPA : une organisation qui prône le respect des droits humains dans tout l’acception du terme
Située à Delmas 54 au numéro 16, l'organisation de développement et de lutte contre la pauvreté ODELPA est une jeune structure de 15 ans d’existence. Constatant la pauvreté existant dans le pays, le manque d’éducation pour les enfants, le non- respect des droits humains et l'augmentation de la violence faite aux jeunes filles et aux femmes, le manque de Soin de santé et de qualité dans les sites, un groupe d’amis a pris l'initiative de créer cette organisation en 2007 dans l’objectif d’apporter une réponse d’emblée à tous ces maux. « Avec les amis nous avons pensé qu’il était bon d’avoir une organisation qui sera tant à l’écoute des personnes mais aussi pour servir les autres », a relaté la présidente de l’ODELPA, Madame Ficeline Rateau. Luttant pour le respect des droits de la personne humaine et croyant à une égalité pour tous et chacun sans distinction, de par sa mission, l'organisation de développement et de lutte contre la pauvreté se fait toujours un plaisir de collaborer avec tous les secteurs sans exception (Jeunes, Femmes, PVVIH, Population Clés, LGBTQI+, entres autres.) Organisation locale, ODELPA est membre fondateur de l’observatoire des services VIH (OCSEVIH) et aussi une des organisations aux cotés de ACESH qui plaide pour la création d’un outil capable de recueillir des données et de veiller sur les différents services offerts dans les sites sanitaires et par la suite d'effectuer des démarches pouvant mener à un changement au sein desdits sites afin de mieux servir les PVVIH et les Populations Clés tout en respectant leurs droits. « ODELPA apporte un support administratif à l’OCSEVIH aux côtés de Housing Works et du Comité de Direction. ODELPA coordonne aussi les activités de plaidoyer qui sont menés par les 11 organisations membres du Forum de la Société Civile », a confié le numéro 1 de l’association. Par ailleurs, Mme Rateau souligne que « ODELPA souhaite voir OCSEVIH grandir de jour en jour dans la défense des droits des PVVIH et des Populations Clés. » Avec ses 15 bougies, malgré les crises socio-politiques qui règnent dans le pays depuis des années, le manque de matériels, de ressources financières et logistiques, Odelpa a réalisé une batterie de projets. Citons en autres, la Sensibilisation sur VIH/sida, sur la discrimination, la stigmatisation, sur la violence, sur les Droits Humains ; le renforcement de Capacité des organisations membres du Forum de la Société Civile et de l’Observatoire ; la production d’émissions éducatives sur les VIH et les Droits Humains ; la rédaction et la publication de Newsletter sur le VIH, et les Droits Humains ; des Plaidoyers à travers l’Observatoire ; la construction d’Etablissement scolaire ; support financier aux élèves dans les quartiers défavorisés ; formation des jeunes filles de 10 à 24 dans le programme de DREAMS. Cependant, même avec un bilan aussi étoffé, d’autres projets sont en cours comme la poursuite des séances de formation et d’infirmation avec les leaders communautaires, religieux, PVVIH, Jeunes, Femmes et Populations Clés ; la recherche des fonds pour réaliser le projet relatif à la ferme agropastoral sur les 50 hectares de terre représentant un actif pour ODELPA ; perpétuer avec la coordination des activités de l’Observatoire. « Depuis la création d’ODELPA, le Conseil de Direction et le staff exécutif sont fiers et heureux de dire que le bilan est positif. Mais nous n’allons pas nous assoir sur nos lauriers car l’institution dans la cadre de sa mission et plan d’action a beaucoup d’autres activités à accomplir et a besoin aussi de continuer à s’améliorer pour atteindre des autres objectifs », s’est réjouie la Présidente. Esperancia Jean Noel esperanciajeannoel@gmail.coms
- CEDREF : Des jeunes au service de la cause des PVVIH
La riposte au VIH/Sida en Haïti n’est pas seulement l’affaire des adultes, les jeunes s’impliquent largement dans cette lutte permanente. C’est le cas du Centre de débats, de recherches et de formation (CEDREF). Cette association de jeunes est actuellement l’un des maillons qui permettent à la chaîne de l’Observatoire des services VIH en Haïti (OCSEVIH) d’être complète. Membre du Forum de la société civile, cette organisation s’engage amplement dans les travaux de l’OCSEVIH. Cet engagement, soutient John Joseph, membre fondateur et directeur exécutif de CEDREF, est un devoir. Pour lui, « contribuer au travail de l’Observatoire est une manière de prendre part à la lutte pour atteindre les objectifs 95-95-95* d’ici 2030 ». Une lutte qui, selon lui, doit concerner tout en chacun. L’apport de CEDREF à l’OCSEVIH passe par plusieurs actions. « CEDREF s’implique dans tous les détails de l’Observatoire », pour paraphraser le directeur exécutif de ladite institution. Implication « Nous participons dans les visites de solution. Au cours des tournées, les résultats des enquêtes sont présentés aux responsables des hôpitaux afin de les mettre au courant de la perception des patients face à la qualité des services de soins que leurs institutions fournissent et en faire des plaidoyers », indique John Joseph. Par ailleurs, souligne-t-il, « les plaidoyers que nous faisons concernent le plus les soins relatifs aux PVVIH*. Stigmatisées, discriminées, ces personnes ont moins accès aux services de santé alors qu’elles nécessitent beaucoup plus d’attention de la part du personnel médical en raison de leur santé fragile ». Difficultés Malgré la fougue et la motivation des jeunes du CEDREF, ceci n’empêche pas certaines difficultés. « Fort souvent, nous sommes frappés par un manque de ressources, ce qui rend le travail stressant, mais nos leaders trouvent toujours un moyen pour s’en sortir », confie John Joseph. Ainsi, poursuit-il, « pour contourner ces difficultés, nous faisons en sorte d’utiliser tous les moyens possibles mis à notre disposition, et parfois, nous sollicitons même l’aide de nos partenaires techniques et financiers ». Fondé le 14 décembre 2014, CEDREF est une organisation de jeunes qui lutte pour un équilibre social en Haïti. Son objectif premier est de donner aux jeunes une nouvelle orientation pour mieux servir leur pays tout en leur permettant d’avoir une autre vision du monde dans lequel ils évoluent. Aujourd’hui, CEDREF représente l’organisation lead pour jeunes du Forum de la société civile. Avec le soutien de ces partenaires techniques et financiers dont la Fondation pour la santé reproductive et l’éducation familiale (FOSREF), le Forum de la société civile, le Comité de coordination multisectorielle des subventions du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en Haïti (CCM-Haïti), le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), CEDREF organise, entre autres, des séances de formation pour les jeunes sur le VIH/sida, la violence basée sur le genre, la stigmatisation et la discrimination. Le président de la Fédération des organisations pour le renforcement et l'émancipation des jeunes (FOREJ), John Joseph, est l’actuel directeur exécutif de ladite institution dont le siège social se trouve au # 6, Fragneau ville 18, Delmas 75, Delmas, Haïti. Marie Juliane DAVID mj.david@rhjs.ht Objectifs 95-95-95* : D’ici à 2025, 95% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 95% des personnes qui savent qu’elles sont séropositives au VIH ont accès à un traitement et 95 % des personnes sous traitement ont une charge virale indétectable. PVVIH * : Personnes vivant avec le VIH/Sida
- OCSEVIH : Atelier de travail sur les objectifs de plaidoyer pour 2023
L’observatoire communautaire des services VIH en Haïti (OCSEVIH) a inauguré, le lundi 12 décembre 2022, à l’Hôtel Montana, « l’Atelier de travail sur les objectifs de plaidoyer et la révision des outils de collecte de données pour 2023 ». Cet atelier qui s’est étendu sur trois journées consécutives, du 12 au 14 décembre 2022, est à sa deuxième édition. Réunis à la salle Acajou, plusieurs représentants d’organisations membres et partenaires de l’OCSEVIH, une vingtaine environ, ont pris part à cette activité. La rencontre s’est déroulée à la fois en ligne et en présentiel. Pour la coordonnatrice de l’Observatoire, Sœurette Policar Montjoie, cet atelier est un moyen pour les membres de l’OCSEVIH de réviser les travaux effectués pendant la deuxième année et aussi de prendre connaissance des différentes requêtes recueillies par l’équipe de terrain pendant la collecte des données avant d’entamer la troisième année en janvier. En outre, reconnait-elle : « nous avons fait un travail de titan et aujourd’hui, nous pouvons en être fière. Notre Observatoire est le premier CLM* qui utilise la plateforme COMCARE pour faire la collecte de données qualitatives ». Dans leur allocution de circonstance, les représentants d’organisations partenaires présents à l’atelier ont tour à tour félicité l’OCSEVIH pour sa détermination et le travail accompli tout en renouvelant, à côté de leurs attentes, leur support pour la troisième année. Une réponse communautaire au VIH Le directeur pays du Programme commun des nations Unis sur le VIH/Sida (ONUSIDA) en Haïti, Dr Christian Mouala, dans son discours, a insisté sur la nécessité d’une réponse communautaire au VIH pleinement reconnue, habilitée et dotée de ressources assistées, mais aussi durables. Par ailleurs, la directrice pays de Housing Works, Dr Eva Stéïde, plaide pour des actions pertinentes visant à présenter nos compatriotes résidant à l’étranger, surtout les PVVIH, sous un autre jour. Selon ses dires, dans plusieurs pays étrangers, les communautés haïtiennes sont souvent vus comme les plus infectés par le VIH/Sida. Pour sa part, le président du Forum de la Société civile, Dr Fritz Moïse, réitère une fois de plus son engagement à accompagner l’Observatoire jusqu’au bout dans sa démarche visant à obtenir des meilleurs soins de santé pour les PVVIH dans les sites de prise en charge. Des membres de l’équipe de terrain de l’OCSEVIH dont Sadrack Rateau, le représentant du département du Nord, et Jacques Georges Casimir, le coordonnateur de terrain pour l’Ouest, ont également pris part à l’atelier. Les objectifs phares de ces trois journées de travail ont été d’abord de trouver un accord sur les priorités de plaidoyer pour 2023 qui guidera, selon Mme Montjoie, le programme de la Surveillance dirigée par la communauté (SDC) et la rédaction du People’s Cop ; ensuite de faire la révision des outils de données qualitatives et quantitatives de la collecte de données afin d’apporter des solutions et de pousser les responsables à s’engager formellement ; et enfin de créer un comité de suivi pour le partage des trouvailles urgentes avec les parties prenantes. La deuxième édition de l’atelier de travail sur les objectifs de plaidoyer de l’OCSEVIH est possible grâce au support technique et financier de plusieurs partenaires, entre autres, Housing Works, ONUSIDA, le Forum de la Société civile, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Fondation panaméricaine de développement (PADF), l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), O’Neill Institute for National and Global Health Law. Marie Juliane DAVID mj.david@rhjs.ht













