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Résilience psychosociale et SOGIE au cœur de la deuxième journée de formation à l’ODELPA

  • Photo du rédacteur: Odelpa
    Odelpa
  • il y a 24 heures
  • 3 min de lecture

Le vendredi 24 avril 2026 a marqué la deuxième journée de la session de formation réalisée par l’Organisation de Développement et de Lutte contre la Pauvreté (ODELPA). Cette initiative, tenue en son local à Delmas, a réuni 25 jeunes femmes et filles en provenance de plusieurs communautés vulnérables et de sites de déplacés internes de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince. Soutenue financièrement par ONU Femmes, elle s’inscrit dans un programme visant à renforcer la résilience psychosociale et le leadership de ces dernières afin de favoriser leur participation active aux réponses humanitaires et à la gestion des crises.


Deux interventions ont été à l’ordre du jour : la résilience psychosociale liée à l'estime de soi, ainsi que la sexualité, l'identité et l'expression de genre (SOGIE).


L’estime de soi, comme clé de résilience psychosociale


Projecteur allumé, bénéficiaires attentives, micro en mains, Myriame FRANÇOIS a lancé le premier module de la journée consacré à la santé mentale et à la reconstruction de soi. Au cours de son intervention, l’assistante psychosociale de l’ODELPA a mis l'accent sur la nécessité de transformer les ressources internes en outils perspicaces pour faire face au stress. Suivant l'approche du pionnier des études du stress, Hans SELYE, Myriame a défini cette notion comme une réponse non spécifique de l’organisme à toute demande d’adaptation.


Dans cette même perspective, la reconstruction de l'identité positive a été présentée comme le premier rempart contre l'effondrement psychique en période d'instabilité. La résilience a, par ailleurs, été abordée non comme une force extérieure à acquérir, mais comme une capacité latente à réveiller. Ainsi, identifier ses propres mécanismes de survie et renforcer son image de soi permettent de réduire les cognitions négatives et de favoriser un processus de reconstruction. « La résilience existe déjà en chacune de vous ; l’objectif est de rendre ces forces conscientes pour briser le sentiment d’impuissance et choisir, chaque jour, de continuer malgré les épreuves », a-t-elle clamé.



De la théorie à la pratique, Mme François a également proposé des exercices concrets, tels que la « ligne de vie ». Cette dynamique a permis aux participantes d’identifier les forces personnelles mobilisées lors de traumatismes passés, transformant ainsi leur perception du vécu.


Face aux pensées dévalorisantes surgissant après une crise, l’accent a été mis sur la restructuration cognitive. Les participantes ont été encouragées à adopter des formulations réalistes pour briser le cycle de la honte. « J’ai survécu à une situation difficile, cela montre ma force », a suggéré la spécialiste en santé mentale pour remplacer les pensées traumatiques et restaurer, pierre par pierre, une confiance solide en l'avenir.


S’informer pour briser les tabous et l’intolérance

Grâce à la magie de la technologie, Francesca Juliyanah BUTEAU a conduit le second module de la journée. Par écran interposé, la formatrice a su captiver l’auditoire en abordant la sexualité, l’orientation sexuelle, l’identité et l’expression de genre (SOGIE), une thématique souvent jugée complexe, voire taboue en Haïti. Au cours de son exposé, la juriste a mis un focus particulier sur la distinction entre le sexe et le genre ; l'identité de genre et l'orientation sexuelle. Parallèlement, elle a été catégorique sur la liberté individuelle. « Le genre, en tant qu’ensemble de normes et de rôles sociaux, ne devrait pas être une contrainte qui impose des comportements, mais plutôt un cadre permettant de mieux se comprendre au-delà de la biologie. Bien que ces distinctions puissent sembler complexes, elles sont essentielles pour saisir la richesse et la diversité de l’humanité », a-t-elle expliqué avec clarté.


Et de poursuivre : « Le sexe ne définit ni le genre, ni l'orientation sexuelle d’une personne. Tout sexe peut cohabiter avec tout genre et toute orientation sexuelle ».


Cette mise au point visait à déconstruire les préjugés et à favoriser un climat de tolérance au sein de la société. Puisque l'information reste l'arme la plus efficace contre l'intolérance, Mme BUTEAU a encouragé les bénéficiaires à devenir des acteurs de changement, afin de contribuer à la création d’espaces sécurisants où les membres de la communauté LGBTQIA+ peuvent s’épanouir en toute sérénité.


Une fin de journée sous le signe de la valorisation de soi


Au terminus de cette journée, sous l’égide de Myriame FRANÇOIS les participantes ont été invitées à formuler des affirmations de résilience, traduisant leur volonté de poursuivre leur chemin malgré les épreuves. Par ailleurs, chacune a été amenée à se comparer à un aliment qu’elle souhaiterait incarner. Ces exercices s’inscrivaient dans une démarche de renforcement de repères positifs chez les participantes. « À chaque fois que vous douterez de vos capacités ou que votre perception de vous-même se fragilise, rappelez-vous l’aliment auquel vous vous êtes identifiées, afin de vous reconnecter à votre valeur intrinsèque », a-t-elle conclu.


Marc-Kerley FONTAL

 
 
 

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