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  • Photo du rédacteurOdelpa

AJCDS , une organisation au service des femmes victimes de violences


En prélude de la journée internationale d’action pour la santé des femmes, le lundi 27 mai 2024, en son local à Tabarre, l’association des jeunes contre la discrimination et la stigmatisation (AJCDS) a réalisé une séance de formation au profit d’une vingtaine de femmes. Ce sont, entre autres, des professionnelles du sexe et des membres de la communauté LGBTQI+. Cette initiative a été déroulée sous le thème : « impact de la violence basée sur le genre sur la santé des femmes ». Elle a pour objectif de faire ressortir les différentes conséquences de la violence. Aussi, de montrer l’importance de la santé dans l’épanouissement quotidien.


Il est 9 :45, plusieurs femmes défilent et prennent place, avec enthousiasme, dans la salle de conférence de l’organisation. D’entrer de jeu, Lobens Cornet, le responsable de la section jeune, au sein de l’institution, a procédé aux propos de bienvenue, aux séances de présentation l'usage et aux attentes des participants. Entre temps, les panelistes s’installent : Johny Lafleur qui fait office du Président de l’AJCDS ; Vaginal Login, responsable des professionnelles sexuelles et Sulfanise Maruis, secrétaire adjointe du bureau. Sans plus tarder, Cornet a cédé la parole aux différents orateurs pour leur intervention.


Défis confrontés par les femmes PS


Vaginal Login connue sous le nom de Chinoudre, a passé en revue les différentes difficultés que font face les femmes PS dans le cadre de leur profession. « Nous les femmes PS, nous

subissons toutes formes de violences au quotidien. Certaines fois, sur notre chemin, nous rencontrons des clients assez arrogants et dangereux. Ils nous manquent de respect, nous violent et nous maltraitent physiquement. L'un autre côté, nous sommes stigmatisées et discriminées par la société et même par les membres notre famille », a-t-elle déclarée avec une voix triste.


Selon cette dernière, ces situations impactent grandement la santé physique et mentale de ces femmes. Certaines d’entre elles se replient sur elles même. Elles se laissent consumer par le coup et l’effet du coup. Par peur d’être pointées du doigt, elles refusent toute aide médicale et psychologique. « Pour tenter de rayer ces moments sombres de leur mémoire, ces PS s’adonnent à la consommation de la drogue telle : la marijuana, le tabac, l’alcool pour ne citer que ceux-là », dicte-t-elle.


Quel support offrir aux professionnelles sexuelles victimes de violence ?


Faisant office de responsable du secteur PS à l’AJCDS, Chinoudre a informé à l’assistance

que les portes de cette association sont toujours ouvertes pour soutenir ceux et celles en proie à la violence. Pour illustrer, elle a révélé que pour aider ces martyres, elle les accompagne chez un médecin, puis les ramènent dans l’enceinte de l’établissement pour un soutien psychosocial.


La violence, un poison pour la santé


Sulfanise Maruis, est formatrice à l’AJCDS. Dans son intervention, elle a fait le point autour des impacts de la violence basée sur le genre (VBG). Pour asseoir son intervention, elle a procédé à la définition de certains concepts comme la santé, la violence et les différentes conséquences qui en découlent. Ensuite, la jeune femme a établi le lien existant entre eux. Selon cette dernière, la santé peut se définir comme un état de bien-être physique, moral, psychologique et économique. Cet état bien-être ne peut être dissocié. La violence est, de son côté, l’utilisation de force ou de pouvoir, physique ou psychique, pour contraindre une personne à agir contre sa volonté. Elle implique des coups, des blessures, de la souffrance, des pressions psychologiques, entres autres.


« La violence est un poison pour la santé. Elle engendre des séquelles physiques,

psychologiques et morales. Elle peut pousser la victime à la dépression. Dans certaines

circonstances, la personne a un manque d’estime de soi, elle s’isole, évite tout contact avec le monde extérieur. On dénombre des cas ou les victimes se mutilent ou se suicident » a expliqué l’étudiante en médecine. « Garder le silence lorsque vous êtes victimes de violence, n’est pas la meilleure solution. Parlez-en à votre entourage pour avoir de l’aide », a-telle conseillé.


Une heure d'horloge s'est déjà écoulée, l’ambiance régnant dans la salle est extrêmement chaleureuse, la fatigue est loin de la porte, le public est assoiffé de savoirs. Les deux premières présentations, ont fait surgir de multiples interactions. Lobens, en sa qualité de

modérateur, a essayé de recadrer le débat pour ensuite inviter le numéro 1 de l’AJCDS de placer ses mots.


Les expériences aident à mieux comprendre…


Contrairement à ces prédécesseures, M. Lafleur n’a pas fait un grand étalage autour de la question. Il a simplement présenté ses expériences avec les PS, cette frange de la société, qui selon ses dires, est souvent victime de violence. « J’ai eu de très bonnes expériences avec les PS. Tout comme j’ai aussi connu de très mauvaises expériences avec elles. Je suis témoin de leurs maux dans le cadre de leur travail. Les stigmatisations et discriminations qu’elles subissent au quotidien. D’ailleurs, l’association a pris naissance avec les PS.Je suis très proche d’elles. En les approchant, je regarde la personne en soi, non la professionnelle. Cette personne devant jouir tous les droits édictés par le corpus juridique », a relaté le Président du Comité National de Plaidoyer et des Populations Clés.


« Votre santé physique et psychologique dépend en premier lieu de votre personne. Vous

devez tout faire pour avoir une bonne santé », a lâché Sulfanise pour clore cette journée suite aux battements des mains de l’assistance.


Esperancia JEAN NOEL

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